La fermeture du détroit d'Ormuz, conséquence du conflit avec l'Iran, continue de perturber les marchés mondiaux de l'énergie et de faire grimper les prix.
La compagnie pétrolière irakienne North Oil Company a annoncé mercredi la reprise de ses exportations de pétrole via le port turc de Ceyhan, relançant ainsi les flux de brut en provenance des champs pétrolifères de Kirkouk après près de trois ans d'interruption.
Dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle INA, la compagnie a précisé que les opérations avaient repris via la station de pompage de Saralo, avec une capacité d'exportation initiale de 250 000 barils par jour.
Cette décision fait suite à un accord entre le gouvernement fédéral irakien et le gouvernement régional kurde (GRK) visant à réactiver une voie d'exportation essentielle et à soutenir le système d'exportation de pétrole irakien, a rapporté l'agence.
Le GRK a annoncé mardi avoir conclu un accord avec Bagdad pour la reprise des exportations de pétrole transitant par la région vers le port turc de Ceyhan.
Dans une déclaration diffusée sur X, le Premier ministre du GRK, Masrour Barzani, a indiqué que la région avait décidé de rétablir le trafic pétrolier dans son oléoduc "dès que possible", évoquant "les circonstances exceptionnelles que traverse le pays et la responsabilité collective de surmonter cette période difficile".
Cette annonce intervient alors que le détroit d'Ormuz est au cœur des préoccupations énergétiques mondiales depuis que le Corps des gardiens de la révolution iranien a annoncé sa fermeture à la plupart des navires en représailles aux attaques américano-israéliennes qui ont fait environ 1 300 morts en Iran depuis le 28 février.
Avant le conflit, environ 20 millions de barils de pétrole transitaient quotidiennement par le détroit. Son interruption a entraîné une hausse des prix du pétrole.
Dimanche, le ministère irakien du Pétrole a déclaré dans un communiqué qu'il était prêt à reprendre les exportations de pétrole brut via l'oléoduc nord vers le port de Ceyhan, en raison des perturbations des routes d'exportation du sud liées à la crise dans le détroit d'Ormuz.











