FRANCE
3 min de lecture
Incendies en France: 70 % des cas seraient d’origine criminelle, selon Nuñez
Plus de 230 pompiers ont été blessés et quatre ont perdu la vie depuis le début de la séquence, tandis que le dispositif national a été porté à 72 colonnes terrestres face à la multiplication des feux.
Incendies en France: 70 % des cas seraient d’origine criminelle, selon Nuñez
Incendie de forêt près du Bassin d'Arcachon dans le département de la Gironde

Sept incendies sur dix recensés depuis le début de la séquence actuelle seraient d’origine criminelle, a affirmé ce jeudi le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, promettant une réponse d’une “extrême fermeté” sur l’ensemble du territoire français.

Selon le ministre, les départs de feu concernés se répartissent entre 70 % d’actes volontaires et 30 % d’imprudences ou de négligences.

“Dans 70 % des cas, ces incendies sont criminels”, a déclaré Laurent Nuñez, alors que 26 feux importants étaient encore recensés la veille en France.

Depuis le début de cette séquence, 275 personnes ont été interpellées dans le cadre d’enquêtes liées aux incendies. Ces procédures ont conduit à 31 incarcérations, après condamnation ou dans le cadre d’un placement en détention provisoire.

Les forces de l’ordre ont renforcé leurs patrouilles et leurs opérations de surveillance dans les zones exposées. Des suspects ont notamment été arrêtés alors qu’ils étaient soupçonnés de procéder à des mises à feu, selon Laurent Nuñez.

Le ministre a également fait état d’une politique pénale particulièrement ferme. Il a cité des condamnations à des peines de prison ferme prononcées dans la région lyonnaise ainsi que le cas d’un individu condamné à quatre ans de prison ferme dans les Landes pour avoir déclenché un feu.

Quatre pompiers morts et plus de 230 blessés

Plus de 230 pompiers ont été blessés depuis le début des incendies, a annoncé Laurent Nuñez.

Quatre sapeurs-pompiers ont également perdu la vie : deux à Mérignac, en Gironde, un troisième en Savoie et un quatrième dans les Bouches-du-Rhône lors d’un accident de la circulation survenu pendant une mission de prévention et de détection des feux.

Un pompier a par ailleurs été grièvement blessé à Cestas, en Gironde, dans une collision entre un véhicule de secours et une voiture. Son pronostic vital n’est pas engagé, mais les autorités suivent les éventuelles séquelles de l’accident.

Aucun décès n’a été recensé parmi la population civile, a souligné le ministre, rappelant que la protection des vies humaines constituait la « priorité des priorités ».

Un dispositif maintenu en Gironde

En Gironde, l’incendie reste stabilisé, mais n’est toujours pas fixé après avoir parcouru 42 000 hectares. Des foyers continuent d’apparaître à l’intérieur du périmètre et parfois à l’extérieur, notamment dans le secteur du Barp.

Quelque 3 300 pompiers, 1 500 militaires, 1 250 policiers et gendarmes ainsi que 24 moyens aériens restent mobilisés.

Les opérations se concentrent sur le traitement des 240 kilomètres de lisières afin d’empêcher toute nouvelle extension du feu. Elles reposent notamment sur des feux tactiques, des coupes de végétation et des travaux de génie.

Des agriculteurs et des entreprises de travaux publics, réquisitionnés ou venus volontairement prêter main-forte, participent également aux opérations sous la coordination des autorités.

Des dispositifs spécifiques ont été installés pour protéger les sites sensibles situés entre le front des flammes et la métropole bordelaise.


SOURCE:TRT français et agences