"Nous voulons un retour au calme" a tonné le président français Emmanuel Macron avant un nouveau samedi de mobilisation à risque, accusant des groupes d'ultragauche d'avoir voulu "faire tomber la République" lors des violences du 17 octobre, à seulement six mois de la présidentielle.
Il a recommandé l’absence de manifestations dans les prochains jours, à l’issue d’une réunion à l’Élysée avec les services de renseignement consacrée aux violences survenues lors des mobilisations du 17 octobre.
“La recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation dans les jours à venir”, a déclaré le président français.
Il a précisé que, pour les rassemblements de samedi 24 octobre, les préfets proposeraient des itinéraires alternatifs aux organisations syndicales, tandis que les manifestations organisées par d’autres structures seraient interdites “partout où on le peut”.
La réunion organisée à l’Élysée visait notamment à obtenir un compte rendu détaillé du déroulement de cette journée et à examiner les mesures de sécurité à mettre en place pour les prochaines mobilisations.
À Paris, la préfecture de police avait interdit la manifestation déclarée par le collectif étudiant Interfac IDF, qui prévoyait un parcours entre le boulevard de l’Hôpital et la place de la Bastille.
Le collectif a contesté cette décision devant la justice, qui a suspendu l’interdiction, permettant ainsi au rassemblement prévu jeudi de se tenir.
Pour samedi, un cortège syndical autorisé doit relier la place de la Bastille à celle de la Nation. Les autorités entendent encadrer les mobilisations et protéger les commerces ainsi que les bâtiments publics, dans un contexte de renforcement des dispositifs de sécurité.
Par ailleurs, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit recevoir les organisations lycéennes et étudiantes lundi afin d’échanger sur leurs revendications et les suites du mouvement.






















