Dans une déclaration publiée jeudi, l'UNICEF a précisé que ce bilan représente en moyenne un enfant tué chaque jour, malgré un cessez-le-feu à sens unique qui prévoit également l'entrée complète de l'aide humanitaire.
"Avec des centaines d'autres enfants blessés, dont beaucoup grièvement, les enfants de Gaza attendent toujours la fin des violences qui leur avait été promise", a déclaré le directeur régional de l'UNICEF pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, Edouard Beigbeder, ajoutant que cette "trêve" "fait défaut aux enfants" de Gaza.
Edouard Beigbeder a souligné que les annonces faites ces derniers jours, définissant une feuille de route pour la prochaine phase du "cessez-le-feu", doivent désormais être concrétisées.
"Pour les enfants de Gaza, le test est simple. Les tueries cessent-elles ? L'aide leur parvient-elle à grande échelle ? Les hôpitaux rouvrent-ils et l'eau coule-t-elle de nouveau ? Les enfants pourront-ils retourner à l'école en toute sécurité en septembre ? Les enfants ont déjà entendu des promesses. Cette fois, les accords doivent se traduire en actes", a-t-il déclaré.
Depuis l'entrée en vigueur de l'accord, Israël a violé le cessez-le-feu à Gaza plus de 3.795 fois, tuant au moins 1.254 Palestiniens lors d'attaques quasi quotidiennes depuis le 10 octobre 2025.
"Ils doivent protéger les enfants"
L'UNICEF, dont le siège est à New York, a également indiqué que les familles palestiniennes de Gaza sont désormais entassées sur environ un tiers du territoire de l'enclave assiégée, vivant dans des conditions précaires au milieu des ruines provoquées par les bombardements israéliens indiscriminés.
L'organisation a souligné que les enfants de l'ensemble de l'enclave continuent de souffrir de malnutrition aiguë, de maladies, d'un accès insuffisant à une eau potable et de systèmes d'assainissement détruits ou gravement endommagés.
Elle a appelé toutes les parties à respecter la trêve afin que les enfants puissent être protégés et recevoir l'aide dont ils ont besoin.
"L'UNICEF appelle toutes les parties à respecter leurs obligations au regard du droit international, notamment du droit international humanitaire et des droits humains", indique le communiqué.
"Elles doivent protéger les enfants, garantir leur accès aux biens et services essentiels, notamment aux soins de santé, à l'éducation, à l'eau potable et à l'alimentation, et permettre un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave aux enfants dans le besoin" poursuit-il.
Depuis octobre 2023, Israël a tué plus de 73.000 Palestiniens, dont plus de 20.000 enfants, dans le génocide à Gaza. Selon plusieurs analystes, ce bilan est sous-estimé et le nombre réel de morts pourrait être jusqu'à trois fois plus élevé.




















