Anneleen Van Bossuyt, la ministre de l'Asile et de la Migration, celle-là même qui est allée en RDC pour expliquer aux Congolais qu’ils ne devaient plus essayer de migrer vers l’Europe, refuse cette fois l’entrée de 13 étudiants gazaouis.
Ces étudiants de Gaza ont pourtant obtenu un visa et une bourse d’études. La ministre justifie sa décision en invoquant "l’effet domino", comprenez : ils vont faire venir leur fratrie ou leurs parents.
"On présente cela comme s'il ne s'agissait que de 13 personnes, mais il ne faut pas oublier l'effet domino", a-t-elle déclaré dans l'émission flamande "De zevende dag".
Elle va jusqu’à assurer que si Bruxelles accepte l’entrée de ces 13 jeunes, cela va donner des idées aux étudiants de toutes les zones de conflit.
L’argument est assez mince, mais la ministre assume sa décision. D’autant que ce n’est pas la première fois que des étudiants acceptés par des universités belges ne peuvent venir étudier en Europe.
La faute à qui? Israël ou la Belgique?
Les médias belges se sont déjà fait l’écho de neuf Gazaouis admis dans des universités belges pour l'année académique 2026-2027, avec des bourses couvrant leurs frais d'inscription et de vie. Ils n’ont pas pu boucler leurs démarches, car la Belgique leur demandait de se présenter en personne aux autorités consulaires à Jérusalem ou à Tel Aviv. Tout en sachant que les Gazaouis ne sont pas libres de circuler comme ils le souhaitent et que ces étudiants ne pourraient jamais rejoindre Jérusalem pour leurs démarches.
Début août, le cabinet du ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot avait indiqué au média BruxellesToday que plusieurs options étaient "activement examinées".
Le ministre admettait également que la sortie de Gaza était contrôlée par des autorités sur lesquelles Bruxelles n’a pas la main. Il excluait une évacuation organisée par la Belgique.
Israël contrôle les points de passage à Gaza, faut-il le rappeler?
Dans le cas présent, la décision est politique et même très assumée par la ministre de l’Asile. Cette ministre appartient au Nieuw-Vlaamse Alliantie, parti nationaliste flamand. Elle se taille une réputation de dure, notamment en matière d’asile ou d’accueil des migrants.
L’ONG 11.11.11 a rappelé auprès de VRT NWS que ces étudiants ont été invités par des universités belges, qu'ils disposent de bourses et que certains ont déjà reçu un visa. Ils doivent pouvoir rejoindre la Belgique afin d'y commencer leurs études.






















