POLITIQUE
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L'Iran a utilisé un satellite espion chinois pour scruter des bases américaines au Moyen-Orient
Selon le Financial Times, les autorités iraniennes ont surveillé la base aérienne de Muwaffaq Salti en Jordanie, ou encore la base aérienne de Prince Sultan en Arabie saoudite grâce à un satellite chinois.
L'Iran a utilisé un satellite espion chinois pour scruter des bases américaines au Moyen-Orient
La base militaire américaine au Nord de l'Irak à 70km d'Erbil / AA
15 avril 2026

L’information vient à nouveau sous-entendre le soutien chinois aux autorités iraniennes. Cette fois, le quotidien britannique assure que les bases américaines au Moyen-Orient où des avions américains sont stationnés et qui ont été touchées par des frappes iraniennes ont été surveillées par un satellite espion chinois.

En fait, selon le Financial Times de ce 15 avril, l'Iran a acquis secrètement, fin 2024, un satellite espion chinois. Téhéran a donc pu capter des images des bases militaires américaines à travers le Moyen-Orient depuis le début de la guerre contre l’Iran, déclenchée le 28 février.

Les images ont été captées en mars, avant et après des frappes de drones et de missiles contre ces sites, selon le FT. Ainsi, selon le journal, le satellite a capturé des images de la base aérienne de Prince Sultan en Arabie saoudite les 13, 14 et 15 mars, ainsi que la base aérienne de Muwaffaq Salti en Jordanie, le quartier général de la Cinquième flotte des États-Unis situé au Bahreïn, ou encore l’aéroport irakien d’Erbil. À chaque fois, des frappes iraniennes ont suivi les dates des prises d’images, et même si Washington n’a pas publié de bilan, on sait que des avions de chasse et des avions espions ont été détruits sur le tarmac de ces bases.

De quoi fâcher les États-Unis

Le Conseil des Gardiens de la Révolution iranienne a obtenu l'accès à des stations terrestres commerciales exploitées par Emposat, un fournisseur de services de contrôle de satellites et de données basé à Pékin, assurent également les journalistes du quotidien économique.

La Maison Blanche n’a pas commenté cette information pour l’instant, mais le week-end dernier, le président américain Donald Trump a prévenu que la Chine serait confrontée à de "gros problèmes" si elle fournissait des systèmes de défense aérienne à l'Iran.

Contactée par le quotidien économique, l'ambassade de Chine à Washington a déclaré "rejeter fermement" ces informations qu'elle considère comme une "propagation de désinformation spéculative et insinuante à l'encontre de la Chine".

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SOURCE:TRT français et agences