Les attaques contre l'Arabie saoudite pourraient avoir des répercussions sur les populations "partout" dans le monde en renchérissant davantage les cours des hydrocarbures, s'est alarmée mercredi la cheffe du Fonds monétaire international (FMI).
Cruciale pour les approvisionnements énergétiques du globe, "l'économie saoudienne est importante pour la région comme pour le monde. Ces événements pourraient entraîner des retombées négatives pour tout le monde, partout", a déclaré Kristalina Georgieva à la presse en marge de l'assemblée annuelle du FMI à Bangkok.
Le Moyen-Orient et l'Asie centrale souffrent déjà des effets de la guerre: l'Arabie saoudite devrait terminer l'année sur une contraction de 3,3% de son économie (-5 points).
Ailleurs dans la région, le recul du PIB attendu en 2026 est encore plus marqué: -16% pour l'Irak, presque autant pour le Qatar, -16,7% pour le Koweït ou encore -11,3% pour Bahreïn, alors que l'Iran devrait subir une contraction de 7,6%.
Du reste, le Fonds monétaire international (FMI) a légèrement relevé mardi sa prévision de croissance mondiale pour 2026, décrivant une économie planétaire "fragmentée", tiraillée entre les dynamiques contradictoires de la flambée des prix de l'énergie et du boom des investissements dans l'IA.
Dans ses prévisions actualisées dévoilées à Bangkok, le FMI attend une croissance mondiale de 3,1% (+0,1 point par rapport aux prévisions de juillet) contre 3,5% en 2025, avant une accélération à 3,4% en 2027 (chiffre inchangé).
Dans ce contexte, "les vents contraires liés à une guerre prolongée (au Moyen-Orient) et à des tensions géopolitiques persistantes pourraient raviver les pressions inflationnistes, peser sur les situations budgétaires, et frapper le plus durement les pays importateurs d'énergie et à faible revenu", note le Fonds.
Dans l'immédiat, les prix du pétrole poursuivent leur trajectoire ascendante, le baril de Brent s’affiche à 106,58 dollars. Le pétrole brut américain West Texas Intermediate (WTI) atteint désormais 94,94 $.
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