Les discussions visant à relancer les négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine ont débuté dimanche à Kiev, avec la participation des émissaires du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, du président ukrainien Volodymyr Zelensky et de plusieurs hauts responsables européens.
Il s’agit de la première visite de Steve Witkoff et Jared Kushner à Kiev dans le cadre de leur mission de médiation entre Moscou et Kiev.
Steve Witkoff et Jared Kushner sont arrivés dimanche dans la capitale ukrainienne après leur déplacement à Moscou. Les deux hommes ont été reçus par Volodymyr Zelensky, qui avait auparavant réuni son équipe chargée des négociations.
Le président ukrainien a affirmé que Kiev était prêt à avancer vers la paix, tout en soulignant la nécessité d’obtenir des garanties de sécurité et d’assurer une paix “digne” pour l’Ukraine. “Nos propositions sont prêtes”, a-t-il déclaré avant les discussions.
La visite intervient alors que Washington affirme disposer d’une nouvelle proposition destinée à mettre fin au conflit. Donald Trump n’en a toutefois pas dévoilé les détails. À Moscou, les deux émissaires ont présenté à Vladimir Poutine “un certain nombre d’idées” sur les moyens de parvenir à un règlement, selon le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov, qui a qualifié les échanges de “constructifs” et “extrêmement francs”.

Des conseillers français, britanniques et allemands à Kiev
Les discussions ne se limitent pas au dialogue entre Washington et Kiev. Des conseillers à la sécurité nationale de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne sont également présents dans la capitale ukrainienne, selon une source diplomatique citée par Reuters.
Cette présence européenne doit permettre de coordonner les positions des principaux alliés occidentaux de l’Ukraine alors que les États-Unis cherchent à relancer le processus diplomatique.
Volodymyr Zelensky a indiqué que les discussions seraient organisées en plusieurs étapes : une première session entre la délégation ukrainienne et les émissaires américains, suivie d’une autre réunion avec les conseillers européens.
L’objectif affiché est de parvenir à une position coordonnée sur les conditions d’un éventuel règlement, notamment les garanties de sécurité dont Kiev estime avoir besoin pour accepter tout accord de paix.
Des divergences majeures persistent
Malgré cette nouvelle dynamique diplomatique, les obstacles restent nombreux. Les précédentes tentatives de négociations encouragées par Washington n’ont pas permis d’obtenir de percée décisive.
La question territoriale demeure notamment l’un des principaux points de désaccord entre Moscou et Kiev. La Russie réclame notamment des concessions territoriales et s’oppose aux ambitions de l’Ukraine concernant son rapprochement avec l’Otan, tandis que Kiev refuse toute cession de territoire.
La question des garanties de sécurité constitue également un enjeu central pour les autorités ukrainiennes, qui cherchent à éviter qu’un éventuel cessez-le-feu ne soit suivi d’une nouvelle offensive russe.






















