MOYEN-ORIENT
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Gaza: les Palestiniens accomplissent les premières prières de Tarawih au milieu des ruines
Les Palestiniens ont accompli les premières prières de Tarawih du mois sacré du Ramadan dans une Gaza ravagée par la guerre, au milieu des ruines des mosquées disséminées à travers l’enclave.
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Gaza: les Palestiniens accomplissent les premières prières de Tarawih au milieu des ruines
Les Palestiniens ont installé des tapis et des nattes à côté des ruines des mosquées détruites pour accomplir les prières de Tarawih / AA Archive

Selon un correspondant de l’Agence Anadolu, les Palestiniens ont installé des tapis et des nattes à côté des ruines des mosquées détruites pour accomplir les prières de Tarawih, vendredi.

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Ces prières nocturnes spéciales, effectuées durant le mois sacré musulman, ont également eu lieu dans la Grande Mosquée Omari, la plus grande et la plus ancienne mosquée de Gaza.

Le minaret de cette mosquée vieille de 1 400 ans a été détruit et certaines parties de sa structure ont été gravement endommagées par l'armée israélienne dans sa guerre génocidaire.

“Aujourd’hui, nous assistons aux premières prières de Tarawih parmi les ruines des mosquées. À côté des décombres, nous accomplissons nos grands rituels, priant Dieu d’accepter nos actes”, a déclaré Bilal Al Lahham, imam à Gaza, à l’Agence Anadolu.

Le ministère des Waqfs et des Affaires religieuses de Gaza a indiqué la semaine dernière que, sur les 1 244 mosquées de Gaza, 1 109 avaient été totalement détruites ou gravement endommagées par l'armée.

Un Ramadan sous un cessez-le-feu fragile

Cette année, le Ramadan débute pour les Palestiniens de Gaza dans un contexte de destruction sans précédent, avec le déplacement de près de 1,5 million d’habitants sur une population totale de 2,3 millions, en raison de la destruction ou des graves dommages causés à leurs habitations par l'armée israélienne.

Un accord de cessez-le-feu et d’échange de prisonniers est en place depuis le mois dernier, suspendant temporairement la guerre génocidaire d’Israël, qui a laissé Gaza en ruines et tué plus de 48 360 victimes, principalement des femmes et des enfants.

Le massacre a entraîné une pénurie majeure de produits de première nécessité, notamment de nourriture, d’eau, de médicaments et d’électricité.

La Cour pénale internationale (CPI) a émis en novembre de l’année dernière des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.

Israël fait également face à une accusation de génocide devant la Cour internationale de Justice (CIJ) pour ses actions militaires dans l’enclave.