MOYEN-ORIENT
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Trois navires touchés à proximité du détroit d'Ormuz
Au moins trois navires ont été frappés mercredi à proximité du détroit d'Ormuz, faisant peser le risque de perturbations majeures de l'économie mondiale.
Trois navires touchés à proximité du détroit d'Ormuz
Trois navires touchés à proximité du détroit d'Ormuz / Reuters
il y a 2 heures

Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième des hydrocarbures de la planète, entraîne une volatilité extrême des marchés.

En riposte aux frappes israélo-américaines, l'Iran poursuit une offensive de grande ampleur sur les infrastructures pétrolières du Golfe et force la communauté internationale à chercher des solutions d'urgence pour éviter la pénurie d'hydrocarbures.

Au moins trois navires ont été frappés mercredi à proximité du détroit d'Ormuz, qui s'impose comme l'enjeu stratégique majeur de la guerre au Moyen-Orient en faisant peser le risque de perturbations majeures de l'économie mondiale.

Un porte-container, un cargo et un vraquier ont été tour à tour touchés par des "projectiles inconnus", selon l'agence maritime britannique UKMTO, qui précise avoir répertorié 14 incidents visant des navires depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février.

Au lendemain de l'annonce par l'armée américaine de la destruction de 16 navires iraniens poseurs de mines "près du détroit", les dirigeants du G7 se réunissent par visioconférence mercredi et l'Agence internationale de l'énergie (AIE) envisage un recours sans précédent aux réserves stratégiques de brut, selon le Wall Street Journal.

Le blocage du détroit, de facto contrôlé par Téhéran et par lequel transite un cinquième des hydrocarbures de la planète, entraîne une volatilité extrême des marchés.

Les bourses européennes sont reparties dans le rouge après leur rebond de la veille. Dans les premiers échanges mercredi, Paris perdait 0,72%, Francfort 1,09% et Londres 0,63%. 

Alors que les prix à la pompe flambent, Donald Trump a menacé l'Iran de "conséquences militaires (...) sans précédent" s'il minait le détroit d'Ormuz, par où transite normalement 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Washington a déjà évoqué l'hypothèse d'escorter des navires à travers le précieux passage. 

Mais "les risques sécuritaires à eux seuls pourraient rendre un seul passage par le détroit plus coûteux que la marge bénéficiaire sur la cargaison de pétrole elle-même", relève le Soufan Center, basé à New York et spécialisé dans les questions de sécurité.

"L’Iran possède un stock de 2 000 à 6 000 mines navales, ce qui compliquerait encore tout plan naval visant à escorter des pétroliers commerciaux", a ajouté le centre.

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SOURCE:TRT français et agences