MOYEN-ORIENT
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Indignation générale après la torture d’un nourrisson palestinien
Des soldats israéliens ont torturé un enfant d’un an dans le centre de Gaza afin de faire pression sur son père pour obtenir des aveux lors d’un interrogatoire. Les condamnations se multiplient.
Indignation générale après la torture d’un nourrisson palestinien
Karim Abu Nassar a été maltraité par des soldats israéliens à Gaza lors de l’interrogatoire de son père. / X/QudsNen
il y a 3 heures

Des informations faisant état de la torture d’un nourrisson palestinien à Gaza ont suscité une vive colère et de nombreuses condamnations parmi les soutiens de la cause palestinienne, les défenseurs des droits humains et une partie de la communauté internationale.

Karim Abu Nassar aurait été maltraité par des soldats israéliens à Gaza lors de l’interrogatoire de son père.

Selon ces informations, les soldats auraient torturé Karim, âgé de 18 mois, devant son père, Osama Abu Nassar, notamment en lui brûlant la jambe avec des cigarettes.

Karim a été libéré après dix heures de détention grâce à l’intervention de la Croix-Rouge, ses blessures ayant été constatées dans un rapport médical.

À ce stade, Israël n’a annoncé ni enquête, ni arrestation, ni sanction à l’encontre des soldats impliqués — l’armée israélienne est restée silencieuse.

Des militants et organisations de défense ont réagi avec stupeur, décrivant cet incident comme l’un des exemples les plus choquants d’abus contre des Palestiniens ces derniers mois.

Le Council on American-Islamic Relations (CAIR) a qualifié les faits "d’atrocité morale" et a appelé à une responsabilité internationale immédiate, notamment en exhortant le gouvernement américain à réagir.

En RelationTRT Français - Gaza: des soldats israéliens auraient torturé un nourrisson pour extorquer des aveux à son père

"L’utilisation par Israël de brûlures de cigarette et d’un clou pour torturer un enfant d’un an afin d’extorquer des aveux à son père constitue une abomination morale révoltante qui exige une action immédiate du Congrès. Aucun enfant, où que ce soit dans le monde, ne devrait subir une telle cruauté, en particulier avec l’argent des contribuables américains. Ces actes constituent de graves violations du droit international et des principes fondamentaux de l’humanité", indique le communiqué du CAIR.

Sur les réseaux sociaux et dans les réseaux militants, les réactions oscillent entre choc, tristesse et colère, beaucoup décrivant l’abus d’un enfant comme un "point de rupture" illustrant le coût humain du conflit.

La membre du Congrès américain Ilhan Omar a également dénoncé les violences israéliennes au Liban et ailleurs, appelant à la fin du soutien américain: "Israël a tué plus de 1 000 personnes, dont 118 enfants. Il y a plus d’un million de déplacés. Le Congrès doit cesser de financer cette campagne de terreur", a-t-elle écrit sur X.

Mohamad Safa, diplomate affilié à l’ONU et défenseur de la cause palestinienne, a lui aussi relayé l’affaire sur X.

L’experte de l’ONU Francesca Albanese a averti qu’Israël disposait désormais d’une "licence pour torturer des Palestiniens", décrivant ces abus comme systématiques et protégés par l’impunité.

Depuis octobre 2025, Israël aurait commis des centaines de violations du cessez-le-feu, faisant au moins 680 morts palestiniens et 1 813 blessés.

Depuis octobre 2023, plus de 72 000 Palestiniens — en majorité des femmes et des enfants — auraient été tués et plus de 171 000 autres blessés.

La majeure partie de l’enclave a été réduite en ruines et l’ensemble de la population déplacé.

SOURCE:TRT français et agences