MOYEN-ORIENT
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Iran: des responsables américains évoquent une réduction de la présence militaire au Moyen-Orient
Des discussions informelles portent notamment sur une possible réduction des effectifs et des installations américaines, ainsi que sur le renforcement des défenses, selon CNN.
Iran: des responsables américains évoquent une réduction de la présence militaire au Moyen-Orient
Un F/A-18C Hornet se prépare à décoller du pont d'envol du porte-avions USS George H.W. Bush dans le Golfe, le 23 septembre 2014

Des responsables militaires et du renseignement américains ont commencé à discuter d'une éventuelle réduction des effectifs et des infrastructures stationnés de façon permanente au Moyen-Orient si l'administration du président Donald Trump parvient à mettre fin au conflit avec l'Iran, rapporte CNN, citant six sources.

Selon le rapport, ces discussions informelles pourraient entraîner une nouvelle évolution de la posture militaire et du renseignement de Washington dans une région où les États-Unis ont considérablement renforcé leur présence après les attentats du 11 septembre 2001.

Les responsables envisagent d'éventuelles réductions alors qu'environ 50 000 soldats américains restent déployés au Moyen-Orient, avec d'importants moyens militaires, dont deux porte-avions et plus d'une douzaine de destroyers équipés de missiles guidés.

L'armée américaine a élaboré plusieurs options pour modifier sa structure de forces dans la région dès l'année prochaine, ont indiqué deux sources à CNN. Aucune révision formelle de la posture militaire américaine n'a toutefois été ordonnée.

Un transfert du fardeau de la défense aux partenaires régionaux

De hauts responsables du Pentagone ont également indiqué en privé qu'ils souhaitaient réduire les effectifs américains dans plusieurs pays du Golfe tout en transférant davantage de responsabilités en matière de défense aux partenaires régionaux, selon le rapport.

Parallèlement, le Pentagone étudie des moyens de renforcer les défenses des forces qui devraient rester dans la région, notamment en envisageant de déplacer certaines installations sous terre afin de les protéger des missiles et des drones iraniens.

Cette question a pris une nouvelle importance après les frappes iraniennes qui, durant le conflit, ont mis en évidence les vulnérabilités des installations américaines, selon CNN.

"Les vulnérabilités étaient connues depuis longtemps, mais les États-Unis n'ont jamais agi avec suffisamment d'urgence", a déclaré un responsable américain au média.

Les attaques iraniennes ont causé d'importants dégâts aux installations américaines dans la région, selon le rapport. Un avant-poste de la CIA à Riyad, en Arabie saoudite, a été pratiquement détruit, tandis que des installations militaires américaines à Bahreïn, au Qatar, en Arabie saoudite et au Koweït ont également été frappées, d'après CNN.

Les responsables étudient également la possibilité de mener certaines missions de renseignement et d'opérations spéciales sans disposer de bases permanentes dans la région. Des personnels et des équipements pourraient être déployés depuis les États-Unis pour des missions spécifiques avant de rentrer au pays.

Certaines installations pourraient ne pas être reconstruites

Washington pourrait également décider de ne pas reconstruire certaines installations lourdement endommagées ou détruites par les attaques iraniennes, compte tenu des coûts que cela représenterait.

Le contrôleur du Pentagone, Jules "Jay" Hurst III, avait déclaré en avril que les décisions concernant la réparation des installations endommagées dépendraient notamment de la future posture de Washington dans la région.

Malgré les discussions autour d'une réduction de la présence militaire américaine, Washington et Téhéran restent loin d'un règlement du conflit. L'Iran continue de viser les forces et les bases américaines, notamment avec des attaques contre des installations américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis la semaine dernière.

Les responsables du Pentagone s'attendent globalement à ce que les États-Unis maintiennent certaines grandes bases permanentes au Moyen-Orient, même si leur reconstruction pourrait dépendre de la participation financière des pays hôtes, les coûts pouvant atteindre plusieurs milliards de dollars.

Le rapport souligne également que les forces américaines devraient rester vulnérables aux attaques iraniennes à court terme.

Le chef des opérations navales américaines, l'amiral Daryl Caudle, a déclaré la semaine dernière que les personnels de la marine américaine ne retourneraient pas prochainement à Bahreïn, traditionnellement basé de la 5e flotte.

"Nous n'y retournerons pas de sitôt", a déclaré Caudle.

SOURCE:TRT français et agences