Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, affirme sur BFMTV-RMC que "96 % des lycées sont ouverts" ce mercredi 14 octobre et, par conséquent, que "près de 4 % des établissements sont encore fermés". La mobilisation semble donc en baisse, même si le ministère ne donne plus le nombre exact de lycées bloqués ni celui des lycées qui fonctionnent à distance et ne sont donc logiquement plus bloqués.
L’Union syndicale lycéenne (USL), représentée par son président, Ryad Rani, et l’Union étudiante, représentée par Sabrine Kharbach, ont officiellement appelé ce matin à rejoindre massivement les cortèges de samedi.
"Nous vous appelons massivement à rejoindre le mouvement des "Gilets jaunes" (mouvement de contestation qui a émergé en 2018) samedi pour enfin faire vivre cette convergence des luttes", a lancé le président de l’Union syndicale lycéenne (USL), Ryad Rani.
Une grande manifestation est prévue ce samedi 17 octobre contre la vie chère.
Des figures historiques du mouvement des Gilets jaunes soutiennent activement le mouvement lycéen afin de créer une "union de la colère", comme le dit Jérôme Rodriguez.
La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, présente à la manifestation parisienne, a assuré que "tant qu’il n’y a pas de réponse aux revendications, la mobilisation va continuer", en référence aux multiples rassemblements prévus samedi autour du pouvoir d’achat.
Depuis le 17 septembre et le début de cette mobilisation, à six mois de l’élection présidentielle, les lycéens réclament de meilleures conditions d’apprentissage, la rénovation des bâtiments, la suppression de la sélection par la plateforme d’orientation Parcoursup et un plan de 10 milliards d’euros pour les lycées.
Les manifestants étaient mardi entre 161 500, selon le ministère de l’Intérieur, et 480 000, selon l’intersyndicale de la jeunesse, dans toute la France, après une précédente mobilisation qui avait rassemblé entre 266 000 et 450 000 personnes une semaine plus tôt.
Une convergence des luttes?
Brandissant des pancartes portant les slogans "sans éducation, pas de nation" ou "on veut un parcours sûr, par Parcoursup", un premier cortège est parti dans le calme de la place d’Italie, en présence d’une dizaine de responsables de La France insoumise (gauche radicale), dont son chef, Jean-Luc Mélenchon, qui a été acclamé.
"J’ai le bac cette année et toujours pas de prof d’anglais et physique-chimie", a raconté à l’AFP Lise, en terminale, lors de cette manifestation où de nombreux parents, professeurs et syndicalistes étaient également présents.
D’autres manifestations ont eu lieu en région, notamment dans la troisième ville du pays, Lyon (centre-est, 11 000 personnes, selon la préfecture), à Bordeaux (sud-ouest, 4 000, selon la préfecture) ainsi que dans la deuxième ville française, Marseille (sud-est, 3 800, selon la police).
"Dans notre lycée, il y a des fuites d’eau, des morceaux de plafond qui tombent dans les classes, pourquoi on devrait accepter ça?", s’est interrogée Cloé, en première à Caen (nord-ouest).
"On continue le blocus, on lâche rien", a expliqué Naouel, en première à Brest (ouest), qui garde "bon espoir" que le mouvement se poursuive après les vacances de la Toussaint, qui débutent samedi pour deux semaines.
Plusieurs syndicats ont annoncé leur participation au mouvement du 17 octobre, notamment le Syndicat commerce indépendant démocratique (SCID) et la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI).



















