S'il a indiqué que les discussions diplomatiques pourraient se poursuivre, malgré les récents affrontements consécutifs aux attaques iraniennes contre des navires dans le détroit d'Ormuz, Trump s'est montré très sceptique quant à l'issue des négociations.
“En ce qui me concerne, c'est terminé”, a-t-il déclaré en marge du sommet de l'OTAN à Ankara, interrogé sur la validité de la trêve. “C'est une perte de temps de traiter avec eux. Je laisserai nos excellents négociateurs poursuivre les discussions s'ils le souhaitent, mais je n'y crois pas. Je n'aime pas ces gens”, a-t-il ajouté.
À la suite de ces déclarations, les prix du pétrole ont bondi de près de 5 %.
Nouvelles frappes et escalade militaire
L'Iran et les États-Unis ont chacun affirmé avoir frappé des dizaines de cibles, mettant à rude épreuve l'accord destiné à mettre fin au conflit et propulsant les prix du pétrole à leur plus haut niveau depuis deux semaines.
Les médias d'État iraniens ont fait état mercredi de plusieurs vagues d'explosions à proximité du détroit d'Ormuz, notamment sur l'île de Qeshm, dans la ville de Sirik et dans le principal port de Bandar Abbas.
D'autres explosions ont ensuite été signalées à Bushehr, ville portuaire qui abrite l'unique centrale nucléaire civile de l'Iran et se situe près de l'île de Kharg, principal terminal pétrolier du pays par lequel transitent environ 90 % des exportations iraniennes de brut.
Les médias officiels ont également annoncé la mort d'un membre des gardiens de la révolution dans le sud-ouest de l'Iran.
Washington cible les capacités militaires iraniennes
Le Commandement central américain (CENTCOM) a indiqué que ses forces avaient frappé plus de 80 cibles, dont des systèmes de défense aérienne, des radars côtiers et une soixantaine d'embarcations des gardiens de la révolution.
Selon le CENTCOM, ces frappes visaient à “réduire la capacité de l'Iran à poursuivre ses attaques contre le commerce international transitant par ce corridor maritime stratégique”.
En réponse, les gardiens de la révolution ont affirmé avoir visé des dizaines d'installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, où un journaliste de l'AFP a rapporté avoir entendu plusieurs explosions.
Dans la matinée de mercredi, les autorités de Bahreïn et du Koweït ont confirmé l'activation de leurs systèmes de défense aérienne, sans faire état de dégâts.

Téhéran dénonce des violations de l'accord
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé Washington d'avoir commis des violations “majeures” du protocole d'accord, notamment en rétablissant les sanctions sur le pétrole iranien et en menant des opérations qu'il considère comme contraires aux engagements pris dans le détroit d'Ormuz.
Les États-Unis ont effectivement révoqué les dérogations aux sanctions qui autorisaient temporairement certaines activités liées aux exportations de pétrole iranien, accentuant la pression sur Téhéran alors que les discussions sur un règlement définitif du conflit se poursuivent.
Le département américain du Trésor a annulé une licence annoncée en juin, qui permettait à l'Iran de produire, vendre et exporter du pétrole brut et des produits dérivés jusqu'au 21 août.
“Les actions de l'Iran dans le détroit étaient totalement inacceptables pour les États-Unis et elles auront des conséquences”, a déclaré à l'AFP un responsable américain sous couvert d'anonymat.
Selon ce responsable, le protocole d'accord conclu entre Washington et Téhéran repose entièrement sur le respect des engagements, ajoutant que l'Iran ne pourra bénéficier d'aucun allègement s'il ne fait pas preuve d'un « comportement responsable ».























