La Türkiye et sept autres pays musulmans ont condamné les restrictions imposées par Israël à l'accès des fidèles musulmans à l'esplanade des Mosquées pendant le mois sacré du Ramadan, et demandent la levée immédiate de ces mesures.
Dans une déclaration commune publiée mercredi, les ministres des Affaires étrangères de Türkiye, d'Égypte, de Jordanie, d'Indonésie, du Pakistan, d'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et du Qatar ont critiqué ce qu'ils ont qualifié de violations persistantes affectant les fidèles dans la Vieille Ville de Jérusalem-Est occupée.
Les ministres ont souligné que les restrictions de sécurité limitant l'accès à la Vieille Ville et à ses lieux de culte constituent une violation flagrante du droit international, notamment du droit international humanitaire, ainsi que du statu quo historique et juridique régissant les lieux saints.
Ils ont exhorté la communauté internationale à adopter une position ferme pour contraindre Israël à mettre fin aux violations des sites religieux islamiques et chrétiens à Jérusalem-Est occupée.
Conflit concernant le contrôle du lieu saint
Les ministres ont également rejeté ce qu’ils ont qualifié d’actions israéliennes dans l’esplanade des Mosquées soulignant qu’Israël n’a aucune souveraineté sur Jérusalem-Est occupée ni sur ses sites religieux.
La déclaration conjointe a réaffirmé que l’ensemble de l’esplanade, d’une superficie de 144 dounams, est un lieu de culte exclusivement musulman et relève de la juridiction de l’Autorité jordanienne du Waqf, qui administre le site.
Les ministres ont appelé Israël, en tant que puissance occupante, à rouvrir immédiatement les portes de la mosquée Al-Aqsa, à lever les restrictions d’accès à la Vieille Ville et à s’abstenir d’entraver les fidèles musulmans souhaitant y prier.







