Des obsèques nationales pour Ali Khamenei, qui a dirigé l'Iran depuis 36 ans avant d'être tué samedi par des frappes israélo-américaines, débuteront mercredi soir et pour trois jours, selon l'agence de presse officielle Irna.
"A partir de 22h mercredi (18h30 GMT), les fidèles pourront rendre un dernier hommage à la dépouille du martyr guide de la nation en se rendant à la grande mosquée Imam Khomeini" à Téhéran, a indiqué Irna, citant un communiqué du Conseil islamique de coordination du développement.
Tué à 86 ans, il doit être inhumé dans la ville de Machhad, dont il était originaire.
Le déroulement des funérailles sera annoncé ultérieurement, selon la même source.
Israël menace tout successeur
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé mercredi que tout successeur au Guide suprême iranien Ali Khamenei serait "une cible" destinée à être assassinée, selon un communiqué de son bureau.
"Tout dirigeant nommé par le régime terroriste iranien sera une cible sans équivoque qui sera éliminée", a affirmé Katz. "Le Premier ministre et moi-même avons ordonné à l'armée de se préparer à agir par tous les moyens pour accomplir cette mission", a-t-il ajouté.
Israël a lancé mercredi de nouvelles puissantes frappes sur l'Iran et élargi le champ de son offensive au Liban, où de fortes explosions ont été entendues à Beyrouth, au cinquième jour de la guerre au Moyen-Orient.
L'armée israélienne a annoncé mercredi avoir "frappé des dizaines" de cibles en Iran, incluant des centres de commandement à Téhéran.
Les États-Unis ont frappé "près de 2000 cibles" depuis le début de la guerre avec l'Iran, a indiqué mardi un responsable de l'armée américaine, assurant que les frappes des premières 24 heures étaient "deux fois" plus importantes que celles du début de l'invasion de l'Irak en 2003.
L'Iran continue en représailles de lancer des missiles contre des cibles américaines et israéliennes dans le Golfe. Les Gardiens de la révolution ont affirmé mercredi avoir tiré une quarantaine de missiles sur des cibles américaines et israéliennes.
Le conflit fait flamber le prix du pétrole et inquiète les marchés, notamment en Asie où la Bourse de Séoul a été suspendue après une forte chute.







