Les forces israéliennes ont renforcé leur présence militaire en Cisjordanie occupée, portant à 26 le nombre de bataillons déployés dans le territoire, ont rapporté jeudi des médias israéliens.
La chaîne israélienne Channel 12 n’a pas fourni davantage de précisions sur l’ampleur ni sur les raisons de ce renforcement.
Par ailleurs, la Commission palestinienne chargée de la résistance au mur et à la colonisation a indiqué que les autorités israéliennes avaient saisi environ 15 dounams (1,5 hectare) de terres appartenant à la ville d’Al-Bireh, en Cisjordanie occupée.
Selon la commission, cette saisie vise à établir une “route de sécurité” d’environ 4 000 mètres de long autour d’une colonie israélienne illégale construite sur des terres de Jabal al-Taweel, à l’est de la ville.
Cette route créerait de fait une “nouvelle zone tampon” autour de la colonie et “restreindrait l’accès des Palestiniens à leurs terres” situées entre la zone bâtie de la colonie et le tracé de la route, a précisé la commission.
D’après une première analyse des cartes, l’ordre militaire ne prévoit pas seulement la confiscation directe de terres, mais limite également l’accès des Palestiniens à plus de 380 dounams (38 hectares) situés entre les bâtiments existants de la colonie et le tracé défini par l’ordre.
La commission estime que cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une politique de plus en plus étendue mise en œuvre par les autorités israéliennes depuis octobre 2023. Elle précise que 46 ordres militaires ont été émis depuis cette date afin d’établir des zones tampons autour des colonies.
Selon la commission, ces ordres montrent que les zones tampons autour des colonies sont de plus en plus utilisées non pas comme des “mesures de sécurité” exceptionnelles, mais comme un mécanisme courant permettant d’étendre le contrôle des colonies israéliennes sur les terres palestiniennes, sans nécessiter de projets immédiats de construction ni de modification officielle du statut foncier.
























