Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a revendiqué une série d’attaques contre les bases américaines disséminées dans les pays du Golfe.
Une attaque de missiles et de drones a ainsi ciblé la base aérienne Prince Hassan, en Jordanie. Plusieurs dépôts de carburant et de munitions ont été incendiés, selon l’organisation. Les installations américaines situées en Jordanie, à Oman, à Bahreïn et au Koweït ont aussi été visées.
Dans un communiqué, le CGRI a qualifié ces opérations de "première phase de sa riposte aux attaques américaines contre des bases militaires côtières iraniennes".
L’armée iranienne a déclaré que les attaques de drones contre les bases américaines dans toute la région se poursuivaient. L’agence de presse IRNA a rapporté que l’armée avait lancé ce qu’elle a décrit comme des frappes de drones "destructrices" contre les forces américaines au Koweït.
Selon l’agence de presse nationale, les attaques visaient les systèmes de défense et de missiles, ainsi que les bunkers et les abris de soutien.
L’armée iranienne a également condamné ce qu’elle a qualifié de frappes américaines répétées contre des sites militaires, des infrastructures civiles et des civils en Iran, les décrivant comme une "violation flagrante" des principes de la Charte des Nations unies.
Le Koweït et la Jordanie ont, de leur côté annoncé des opérations de riposte contre des "cibles aériennes hostiles".
Attaques américaines
Ce lundi, le Commandement central américain (CENTCOM) a déclaré avoir mené une nouvelle vague de frappes offensives contre l’Iran, ciblant des dizaines de sites avec des munitions de précision.
Le communiqué du CENTCOM précise que les forces américaines ont frappé des systèmes de défense aérienne iraniens, des sites radar côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que des embarcations légères. Il indique que ces opérations visaient à garantir la liberté de navigation pour le transport maritime commercial.
L’armée américaine a également déclaré que le détroit d’Ormuz est un corridor maritime vital pour le commerce mondial et que l’Iran ne contrôle pas cette voie navigable. Elle a ajouté que ses forces restaient mobilisées pour garantir la continuité du transit des navires commerciaux sur cette route stratégique.
António Guterres, le chef de l’ONU, a exhorté les États-Unis et l’Iran à "la plus grande retenue" et à "reprendre d’urgence les négociations", après une nouvelle reprise des hostilités.
Le Pakistan a également invité "toutes les parties à faire preuve de retenue, à prendre des mesures immédiates en faveur d’une désescalade et à respecter les engagements respectifs" pris dans le cadre du protocole d’accord conclu le mois dernier.
Le pétrole bondit de plus de 3 %
Cette reprise des hostilités dans le Golfe a affecté le marché des hydrocarbures. Les cours du pétrole ont ouvert à la hausse.
Les prix du pétrole ont grimpé de plus de 3 %, alors que la reprise des échanges militaires entre les États-Unis et l’Iran a intensifié les inquiétudes quant aux perturbations potentielles des expéditions via le détroit d’Ormuz.
Le prix du Brent a progressé de 2,67 dollars, soit 3,51 %, pour atteindre 78,68 dollars le baril. Cette hausse reflète les craintes qu’une escalade des tensions n’affecte une voie de transport énergétique mondiale essentielle, par laquelle transitait environ un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole avant le conflit, selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).
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