L'examen de la demande de libération sous caution du militant panafricaniste Kemi Seba a été repoussé au 11 mai par un juge mercredi lors d'une audience.
Arrêté il y a deux semaines en Afrique du Sud pour séjour illégal, il reste en détention provisoire.
Son visa avait expiré en Afrique du Sud au moment de son interpellation.
Le parquet a dit mercredi s'opposer à la demande de libération sous caution en l'accusant d'avoir planifié des "attaques terroristes" en Europe. Une allégation accueillie par un éclat de rire de Kemi Seba, dont le Bénin réclame l'extradition, l'accusant d'avoir soutenu la tentative de coup d'Etat de décembre.
"J'ai eu l'occasion d'en discuter avec lui et il a nié tout cela", a assuré un de ses avocats, Sinen Mnguni, aux journalistes à l'issue de l'audience. "On assiste à une campagne visant à faire croire à quel point cet homme est dangereux."
Les dépositions écrites des enquêteurs ont précisé les circonstances de son arrestation, intervenue lors d'une opération d'infiltration l'ayant visé lui, son fils de 18 ans ainsi que le leader d'un groupe identitaire Afrikaner.
Ce dernier, François van der Merwe, avait "sollicité les services d'une société spécialisée en agents de protection rapprochée", selon une "information reçue par les enquêteurs", pour qu'ils aident ces "hommes à traverser illégalement la frontière vers le Zimbabwe".
De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba, 45 ans est né Franco-Béninois avant d'être déchu de sa nationalité française en 2024. Il possède un passeport diplomatique nigérien, octroyé par le gouvernement de transition.
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SOURCE:TRT français et agences















