Une pétition pour la suspension de l’accord UE-Israël recueille près de 200 000 signatures
Une pétition réclamant la suspension de l’accord UE-Israël a recueilli près de 200 000 signatures en 48 heures. Déposée via l’initiative citoyenne européenne, elle est portée par l’Alliance de la gauche européenne, dont LFI.
L’initiative qui vise à atteindre 1 million de signatures de citoyens européens demande à la Commission européenne d’examiner la demande et d’y répondre officiellement.
Le texte de la pétition estime que l’accord d’association, qui structure les relations commerciales, économiques et politiques entre l’UE et Israël, ne devrait pas être maintenu dans le contexte actuel.
La pétition a été relayée sur les réseaux sociaux par plusieurs responsables politiques de LFI, parmi lesquels Clémence Guetté, vice-présidente de l’Assemblée nationale, Manuel Bompard, Mathilde Panot et l’eurodéputée Rima Hassan.
C’est une pétition pour la “fin de la complicité de l’Union européenne avec le génocide en Palestine”, a lancé Clémence Guetté, sur X.
Cette initiative figurait parmi les engagements de campagne de LFI lors des élections européennes de 2024.
L’initiative citoyenne européenne est un dispositif permettant aux citoyens de demander à la Commission européenne d’examiner une proposition relevant de ses compétences.
Toutefois, même si le seuil du million de signatures est atteint, la Commission n’est pas tenue de proposer un texte législatif. Elle doit en revanche formuler une réponse motivée.
“Possibilité d’une suspension”
La question de l’accord d’association UE-Israël fait l’objet de débats au sein des institutions européennes depuis le début de la guerre israélienne à Gaza.
Les États membres de l’Union européenne restent divisés sur l’opportunité d’une suspension totale ou partielle de cet accord.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a évoqué le 10 septembre, lors de son discours annuel sur l’état de l’Union, la possibilité d’une suspension partielle de l’accord, tout en soulignant la difficulté de parvenir à un consensus entre les 27 États membres.
La suspension de l’accord d’association n’entraînerait pas l’arrêt des échanges commerciaux entre Israël et l’Union européenne qui en est le principal partenaire commercial, mais conduirait à la fin des régimes préférentiels, notamment en matière de droits de douane.