"Nous voyons des premiers résultats se manifester qui se confirment et qui s'amplifient", a-t-il dit, rappelant que la reprise de la coopération migratoire et sécuritaire était au coeur de la visite à Alger du ministre français de l'Intérieur Laurent Nuñez le mois dernier.
À cette occasion, la France avait "pu faire valoir un certain nombre d'attentes en particulier en matière de reconduites à la frontière des Algériens en situation irrégulière puisque (...) en matière de sécurité de lutte contre le terrorisme, en matière de reconduites à la frontière des ressortissants algériens en situation irrégulière, nous avons besoin d'une coopération de la part des autorités algériennes", a-t-il souligné lors d’un entretien avec l’AFP.
"Dans ce cadre, il est nécessaire que les autorités consulaires algériennes en France puissent délivrer les laisser-passer consulaires permettant ces reconduites à la frontière", a-t-il ajouté, laissant entendre que les consuls algériens avaient reçu ou allaient recevoir cet agrément.
"C'est ce à quoi le ministère de l'Intérieur a travaillé en lien avec le ministère des Affaires étrangères", a-t-il ajouté.
L'Algérie avait demandé aux autorités françaises de délivrer ces agréments afin de reprendre les auditions consulaires.
La reprise des Algériens en situation irrégulière sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) doit être précédée d'une audition consulaire qui permet à une ambassade ou un consulat du pays concerné de s'assurer que la personne à éloigner possède bien la nationalité de ce pays.
Ces auditions consulaires avaient été complètement interrompues pendant de long mois en raison de la crise entre la France et l'Algérie.
Jean-Noël Barrot s'était entretenu le 15 mars, pour la première fois depuis des mois et à son initiative, avec son homologue algérien pour poursuivre la relance de la coopération bilatérale amorcée en février.
















