Les prix du pétrole tombent ce matin à leur plus bas niveau depuis plus d’une semaine, portés par l’espoir d’une issue diplomatique. Ce lundi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a reculé d'environ 2 % pour s'établir sous la barre des 101,70 dollars. Il frôlait les 108 dollars la semaine dernière.
Quelques développements ont semble-t-il redonné espoir aux marchés financiers.
Les efforts diplomatiques ont repris. Le Qatar a déclaré dimanche que son équipe de médiation discutait depuis près de deux semaines de propositions visant à relancer les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran.
Le Qatar, aux côtés du Pakistan, joue le rôle de médiateur entre les deux parties.
"Nous travaillons, par l’intermédiaire de notre équipe de médiation, avec Téhéran et Washington pour voir si les pourparlers peuvent reprendre, et nos médiateurs font actuellement la navette entre différentes capitales dans l’espoir de faire avancer ce dossier", a déclaré Majed al-Ansari, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Il a ajouté que le Qatar avait reçu l’assurance, de la part de responsables de l’administration américaine, que Washington souhaitait parvenir à un accord.
M. al-Ansari a souligné la nécessité d’une solution régionale garantissant la stabilité et d’un accord international protégeant les voies navigables. "Soumettre les voies navigables à la souveraineté d’un seul État et les utiliser comme une arme créerait un dangereux précédent pour nous tous", a-t-il ajouté.
Les exportations saoudiennes reprennent
L’autre facteur qui rassure les marchés financiers est la hausse des exportations saoudiennes via le détroit d’Ormuz. La semaine dernière, la destruction partielle de son oléoduc Est-Ouest avait fait craindre un quasi-arrêt des exportations. Ryad était le plus gros producteur de pétrole au monde.
Des données préliminaires de Kpler, citées par les médias, ont montré que les exportations de brut saoudien, qui étaient tombées à 2,4 millions de barils par jour (bpj) en août – leur plus bas niveau depuis 2013 –, ont dépassé les 4 millions de bpj depuis le début du mois de septembre.
Cette hausse suggère que l’Arabie saoudite a réussi à rétablir partiellement ses flux de brut malgré la perturbation de son itinéraire d’exportation alternatif via la mer Rouge.
Les analystes de JPMorgan ont indiqué dans un rapport du 18 septembre que les flux de pétrole en provenance du Moyen-Orient restaient relativement soutenus malgré les perturbations sur l’oléoduc Est-Ouest de l’Arabie saoudite.
Les flux totaux de pétrole en provenance de la région se sont élevés en moyenne à 17,1 millions de b/j au cours des dix derniers jours, soit environ 6,1 millions de b/j de moins que la moyenne de 2025, ont précisé les analystes.
Ces chiffres indiquent que les flux pétroliers régionaux restent nettement inférieurs aux niveaux normaux, même si les exportations saoudiennes se redressent.
La société saoudienne Aramco a cependant prévenu deux de ses clients européens sous contrat qu’elle suspendait ses livraisons pour le mois d’octobre. D’autres sociétés européennes ont vécu la même suspension pour ce mois de septembre.




















