Le président américain Donald Trump a nié avoir donné instruction au vice-président JD Vance d'entamer des pourparlers de paix avec l'Iran, contredisant ainsi un rapport selon lequel Washington aurait tendu la main à Téhéran pour tenter de relancer les négociations.
"Non. L'Iran a besoin d'aide en fournitures médicales. Il s'agit essentiellement de faire parvenir des fournitures pour soigner les personnes malades", a déclaré Trump aux journalistes à la base aérienne d'Andrews, en réponse à la question de savoir s'il avait chargé Vance d'entamer des pourparlers diplomatiques.
Ses remarques faisaient suite à un article du Wall Street Journal selon lequel Vance avait envoyé une lettre à Mohsen Rezaei, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, sur instruction de Trump.

Citant des responsables américains et des personnes au fait du dossier, le journal a indiqué que cette communication visait à rouvrir un canal diplomatique et à relancer les négociations de paix au point mort.
Pour sa part, Ali Bagheri, adjoint du Conseil suprême de sécurité nationale de l'Iran, a déclaré à la télévision nationale que l'Iran avançait un raisonnement logique. D'après lui, si les États-Unis ont la volonté réelle de négocier en vue d'un accord équitable, ils doivent respecter certaines conditions. S'ils les remplissent, cela montrera qu'ils cherchent à parvenir à un accord. Dans le cas contraire, cela montrera qu'ils ne souhaitent pas parvenir à un accord.
Ce responsable iranien a expliqué que la fixation de ces conditions s'expliquait par les positions antérieures des États-Unis et par les violations répétées de leurs engagements au cours du processus de négociation.
Les sept conditions que Téhéran a présentées à Washington comprennent la levée du blocus naval, la garantie d'un passage sûr pour les navires commerciaux et les pétroliers dans le détroit d'Ormuz, l'annulation des sanctions unilatérales, une exemption pour les exportations de pétrole, la libération des avoirs gelés, le maintien des matières nucléaires sur le territoire national et la fin de la guerre.
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