MOYEN-ORIENT
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Les États-Unis retirent la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme
Les États-Unis ont annoncé lundi avoir retiré la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme, sur laquelle le pays figurait depuis 47 ans, une nouvelle étape de la levée progressive des sanctions américaines.
Les États-Unis retirent la Syrie de leur liste des pays accusés de soutenir le terrorisme
Al-Charaa s’est rendu à la Maison-Blanche en novembre dernier, devenant le premier dirigeant syrien à s’y rendre depuis l’indépendance du pays en 1946

Le département d’État américain a retiré la Syrie de sa liste des États soutenant le terrorisme, donnant ainsi suite à l’engagement du président Donald Trump d’alléger les sanctions visant Damas.

La Syrie n’est désormais plus soumise aux interdictions prévues par la réglementation sur les sanctions visant les gouvernements figurant sur la liste des États soutenant le terrorisme, a indiqué lundi le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor américain.

La Syrie figurait sur cette liste depuis 1979, une désignation qui entraînait de vastes restrictions concernant l’assistance en matière de sécurité, les transactions financières et les investissements étrangers.

Bien que la plupart des sanctions américaines aient été levées après la chute du régime de Bachar al-Assad, cette désignation est restée l’un des principaux obstacles à la reprise économique du pays.

Trump avait officiellement informé le Congrès de son intention de retirer la Syrie de cette liste le 8 juillet, à la suite d’une rencontre avec le président syrien Ahmed al-Charaa à Ankara.

Washington a également révoqué la désignation du Front al-Nosra, également connu sous le nom de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), en tant qu’organisation terroriste mondiale spécialement désignée.

L’OFAC a également retiré le HTS de sa liste des ressortissants spécialement désignés et des personnes dont les avoirs sont bloqués.

En conséquence, la licence générale 25, qui autorisait certaines transactions autrement interdites en raison de l’implication du groupe au sein du gouvernement, a été révoquée, car elle n’est “plus nécessaire”, selon l’OFAC.

Le HTS était un groupe armé de l’opposition syrienne qui combattait la répression du régime Al Assad ainsi que les groupes terroristes de Daech.

Le groupe était dirigé par Al-Charaa, devenu président de la Syrie après la chute d’Al Assad.

Ce changement de politique intervient après la chute du régime Al Assad en décembre 2024 et les efforts entrepris par Al-Charaa pour stabiliser le pays.

Le régime Al Assad a été à plusieurs reprises accusé par l’ONU, des organisations internationales de défense des droits humains et des gouvernements occidentaux de violations généralisées, notamment de massacres à grande échelle, de torture, de détentions arbitraires, de disparitions forcées, d’attaques contre des civils et des infrastructures civiles, ainsi que de l’utilisation d’armes chimiques.

Al Assad a fui en Russie, mettant fin au régime du parti Baas, au pouvoir depuis 1963.

Al-Charaa s’est rendu à la Maison-Blanche en visite historique en novembre dernier, devenant le premier dirigeant syrien à s’y rendre depuis l’indépendance du pays en 1946.

Cette visite faisait suite à une précédente rencontre avec Trump à Riyad en mai 2025, quelques semaines avant la levée par Washington des sanctions prévues par la loi César.

Depuis la chute d’Al Assad, le nouveau gouvernement syrien a engagé des réformes, favorisé l’unité nationale et cherché à renforcer la coopération régionale et internationale.

SOURCE:TRT français et agences