MOYEN-ORIENT
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Israël: Netanyahu appelle à un "large gouvernement national" sous sa direction
Le Premier ministre israelien souhaite diriger une large coalition gouvernementale qui exclurait les partis arabes. Le bloc de l’opposition de son côté veut tourner la page Netanyahu sous la direction du centriste Gadi Eisenkot.
Israël: Netanyahu appelle à un "large gouvernement national" sous sa direction
Le Premier ministre israélien Netanyahu fait une déclaration devant des membres de la presse, à Jérusalem. / REUTERS

Le Premier ministre israélien sortant, Benjamin Netanyahu, a appelé lundi à la formation d'une large coalition gouvernementale sans les partis arabes, et en a revendiqué la direction au vu de la première place remportée au Parlement par son parti, le Likoud.

"Nous cherchons à établir un gouvernement élargi avec nos partenaires et avec tout parti qui souhaite nous rejoindre et ne soutient pas le terrorisme. Je suis ouvert à un dialogue à ce sujet", a-t-il déclaré dans un communiqué publié sur le canal Telegram du Likoud.

"Le public en Israël ne veut pas d’un gouvernement qui dépend de Raam et de la Liste unifiée", a-t-il ajouté, citant les deux partis arabes ayant réalisé un score record, les accusant de "soutenir le terrorisme et nier l’existence de l’État juif". 

Pour sa part, le bloc d'opposition israélien se réunit aujourd'hui pour tenter de former une majorité à l'issue des législatives sous la direction du centriste Gadi Eisenkot.

"Les dirigeants du bloc pour le changement (...) se réuniront à Herzliya (nord-ouest, NDLR) pour discuter et coordonner les prochaines étapes", a indiqué le parti Yashar de Eisenkot lundi dans un communiqué.

Il s'agit de leur première réunion depuis le scrutin du 27 octobre qui n'a dégagé aucune majorité, ni pour la coalition de Benjamin Netanyahu (53 sièges), ni pour le camp emmené par Gadi Eisenkot (48 sièges). 

La principale interrogation porte sur le rôle que le bloc de l'opposition pourrait accorder aux listes arabes, Raam et la Liste unifiée, qui ont obtenu un nombre record de 19 sièges sur les 120 que compte le Parlement.

Toutes les composantes du bloc ont affirmé qu'elles proposeraient Gadi Eisenkot comme futur Premier ministre au président, Isaac Herzog, qui entamera mercredi ses consultations en vue de la formation d'un gouvernement. Les partis arabes l'ont aussi laissé entendre.

"Ouvert au dialogue"   

"Nous cherchons à établir un gouvernement élargi avec nos partenaires et avec tout parti qui souhaite nous rejoindre et ne soutient pas le terrorisme. Je suis ouvert à un dialogue à ce sujet", a-t-il déclaré sur le canal Telegram de son parti, le Likoud.

"Le public en Israël ne veut pas d'un gouvernement qui dépend de Raam et de la Liste unifiée", a-t-il ajouté, accusant ces formations de "soutenir le terrorisme et nier l'existence de l'État juif".

Quant à la définition d'Israël en tant qu'État juif, elle a été reconnue par le chef de Raam mais est rejetée par d'autres dirigeants de partis arabes.

Au sein du bloc d'opposition, le dirigeant de gauche, Yaïr Golan, est en faveur d'une alliance avec ces partis, mais celui de droite Avigdor Liberman s'y est radicalement opposé.

 Herzog consulte les partis  

La Yashar a semblé l'écarter mais sans l'exclure clairement, et la position du parti Ensemble (centre droit) est floue.

Le président Isaac Herzog a annoncé qu'il recevrait les partis entre mercredi après-midi et jeudi soir, en commençant par ceux ayant obtenu le moins de sièges. 

Aux termes de la pratique en Israël, il doit confier la tâche de former un gouvernement à la personnalité la plus recommandée, en tenant compte du poids des différents partis, ce qui place Eisenkot en position de favori. 

Dans le camp Netanyahu, ses alliés d'extrême droite Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir devraient proposer le nom du Premier ministre sortant, sauf énorme surprise, tout comme Shass (ultra-orthodoxe) selon des informations de presse. La position de l'autre parti ultra-orthodoxe n'est pas claire.

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Le président a en principe jusqu'au 11 novembre pour faire son choix. Le candidat désigné a ensuite 28 jours (extensibles de 14 jours) pour former une coalition à même de recevoir la confiance au Parlement.

En cas d'échec, le président peut confier ce mandat à un autre candidat, là aussi pour 28 jours, puis, si impasse, remettre le mandat au Parlement pour qu'il tente de rassembler 61 députés.

Si cette solution de la dernière chance échoue, la Knesset est dissoute et un nouveau scrutin organisé sous 90 jours.

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SOURCE:TRT français et agences