FRANCE
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Procès en appel des assistants du RN: Marine Le Pen sera fixée le 7 juillet
La cour d'appel de Paris s'est donnée cinq mois ce mercredi pour statuer dans le dossier des assistants des eurodéputés du RN. Marine Le Pen sera donc fixée sur son avenir judiciaire et politique le 7 juillet prochain.
Procès en appel des assistants du RN: Marine Le Pen sera fixée le 7 juillet
Marine Le Pen à la Cour d'appel de Paris avec l'ancienne euro-députée Catherine Griset / AFP
il y a 3 heures

Dans ce procès en appel, la cheffe de file du Rassemblement national (RN, anciennement Front national)  se voit reprocher, ainsi qu'à son parti  et à dix autres cadres, d'avoir fait embaucher des assistants parlementaires pour les eurodéputés du parti, payés par des fonds européens, mais dont l'activité n'était qu'au seul bénéfice du parti politique.

La cheffe de file de l'extrême droite a d'ores et déjà indiqué qu'elle se déciderait quant à une quatrième candidature à la présidentielle dès l'annonce de la décision d'appel, sans attendre un éventuel arrêt de la Cour de cassation, l'instance suprême en France. Elle a expliqué qu’on ne conduit pas une campagne présidentielle en quelques mois seulement et qu’une année minimum est nécessaire pour se lancer dans cette élection.

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Marine Le Pen avait été condamnée en première instance à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, ce qui l’empêche de se présenter pour la magistrature suprême.

L'un des avocats, Rodolphe Bosselut, a donné sa plaidoirie longue de deux heures en interpellant les magistrats: "la voilà à l'orée d'une élection primordiale pour le pays. (...) Mais cette élection présidentielle rend l'arrêt que vous aurez à rendre vertigineux".

Marine Le Pen deux fois candidate à la présidence

Les trois magistrats de la cour doivent désormais rendre une décision juridique avec  une question politique en toile de fond: Marine Le Pen doit-elle pouvoir se présenter à l'élection présidentielle de 2027?

Les deux avocats généraux, ont requis une condamnation sévère,  requérant quatre ans d'emprisonnement dont trois avec sursis et possibilité d'aménager la partie ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d'amende et, surtout, cinq ans d'inéligibilité. 

Malgré un infléchissement de la ligne de défense du RN et de sa cheffe, qui était plus respectueuse et teintée d’un léger mea culpa, les réquisitions sont peu ou prou conformes au jugement de première instance.

L'accusation a décrit Mme Le Pen comme "l'instigatrice, à la suite de son père (Jean-Marie Le Pen, leader historique du Front national, ndlr), d'un système qui a permis de détourner 1,4 million d'euros" pour le compte du parti.

La députée du Nord a toujours nié l’intention de commettre un délit. Les avocats du parti d’extrême droite se sont employés à anéantir l'idée du "système", pierre angulaire de l'accusation et qui avait justifié en première instance la lourdeur des condamnations.

A défaut d'un véritable changement de stratégie, ce deuxième procès s'est déroulé dans une ambiance plus apaisée, avec une présidente dont chacun a salué "l'écoute": de quoi nourrir l'espoir, aussi mince soit-il, qu'une issue favorable soit possible.

"Je suis croyante... alors je crois aux miracles", avait plaisanté la semaine dernière Marine Le Pen.

SOURCE:TRT français et agences