Le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12 avancent ainsi que l'administration Trump a fait passer ses exigences à l'Iran, par l'entremise du Pakistan, qui entretient de bonnes relations avec les deux parties.
Selon trois sources non identifiées citées par Channel 12, les négociateurs américains - l'envoyé spécial Steve Witkoff ou le gendre de Donald Trump Jared Kushner -, proposent un cessez-le-feu d'un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes.
Parmi les 15 points mis en avant, les cinq premiers concernent le secteur du nucléaire: Washington demande ainsi que l'Iran n'essaie jamais de se doter de l'arme atomique, que Téhéran remette tout le combustible enrichi dont il dispose à une date fixée par les parties, ou que plusieurs installations nucléaires importantes soient démantelées.
L'Iran devra aussi abandonner son soutien à ses "proxys", et ne plus financer ou armer des groupes comme le Hezbollah ou le Hamas. Des limites seront posées sur la quantité de missiles dont le pays pourra disposer, et sur leur rayon d'action.
Par ailleurs, le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% des hydrocarbures mondiaux, devra rester ouvert pour la circulation maritime.
En contrepartie, l'Iran obtiendrait une levée des sanctions internationales à son encontre et un soutien pour son programme nucléaire civil.
Interrogés, la Maison Blanche et le département d'État n'ont pas réagi dans l'immédiat.
Donald Trump s'est montré mardi optimiste sur les chances de pouvoir parvenir à un accord avec Téhéran.

Appel de Macron
Le président français Emmanuel Macron a de son côté appelé l'Iran à "s'engager de bonne foi dans des négociations" en vue d'une "désescalade" du conflit au Moyen-Orient à l'issue d'un entretien avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian.
"J’ai appelé l’Iran à s’engager de bonne foi dans des négociations, afin d’ouvrir une voie vers la désescalade et de fournir un cadre permettant de répondre aux attentes de la communauté internationale s’agissant du programme nucléaire et balistique de l'Iran, ainsi que ses activités de déstabilisation régionale", a-t-il écrit sur X.
Le président français, qui s'entretenait pour la troisième fois avec son homologue iranien depuis le début de la guerre en Iran le 28 février et l'escalade régionale, a "rappelé l'absolue nécessité (pour Téhéran) de mettre fin aux attaques inacceptables contre les pays de la région".
Il aussi insisté sur la nécessité de "préserver les infrastructures énergétiques et civiles et de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz", bloqué par les Iraniens.
Lors d'un échange avec le président israélien Isaac Herzog, Emmanuel Macron a par ailleurs appelé Israël à "prévenir une nouvelle escalade du conflit au Liban" et à saisir l'"opportunité" de "discussions directes" entre les deux pays.
Israël a annoncé mardi qu'il allait s'emparer d'une large zone du sud du Liban, alors qu'il poursuit ses frappes sur le reste du territoire.
"J'ai dit au président Herzog ma conviction que la reprise de discussions directes entre Israël et le Liban est une opportunité qui doit être saisie. La France se mobilise en ce sens", a insisté Emmanuel Macron sur X.
Les dirigeants libanais ont déjà donné leur accord à ces négociations directes, mais pas encore leurs homologues israéliens.
Il lui a aussi exprimé "la pleine solidarité de la France" face "aux attaques quotidiennes de l’Iran et du Hezbollah", dont Israël "est la cible", selon son compte-rendu sur X.
Le président français s'est par ailleurs entretenu au téléphone avec le sultan d'Oman Haitham ben Tariq qu'il a "remercié pour les efforts" menés par le pays du Golfe "afin de trouver une solution négociée à la crise".
Emmanuel Macron a en outre tenu dans l'après-midi à l'Elysée un nouveau Conseil de défense et de sécurité nationale au sujet de la guerre au Moyen-Orient, réunissant les ministres et responsables chargés des questions de sécurité.










