Le texte a été adopté sans difficulté après son vote au Sénat, mardi dernier. L'Assemblée nationale a largement approuvé le projet de loi du gouvernement, par 375 voix contre 113. En plus des groupes de la majorité, plusieurs groupes d'opposition ont voté en faveur du texte, notamment le Rassemblement national-UDR, les indépendants du groupe Liot et les socialistes.
Si le Conseil constitutionnel donne son feu vert, le texte devrait être promulgué par le président de la République à l'occasion de la fête nationale et du traditionnel défilé militaire sur les Champs-Élysées.
Le chef d'état-major des armées a plaidé en faveur de cette hausse, qu'il juge nécessaire, notamment si l'Allemagne poursuit l'augmentation de ses dépenses militaires à ce rythme, a-t-il estimé, dans une réminiscence de la vieille rivalité franco-allemande.

À ce stade, ce texte ne modifie pas l'organisation des armées, mais insiste sur la nécessité de fabriquer ou d'acquérir davantage de drones et d'accroître les stocks de munitions. La guerre en Ukraine, la guerre à Gaza puis les attaques contre l'Iran ont conduit l'Europe à accélérer son réarmement.
Les critiques de Donald Trump à l'encontre des pays de l'OTAN, qu'il accuse de ne pas consacrer suffisamment de moyens à leur défense, ont, depuis un an, convaincu de nombreux élus de la nécessité d'augmenter le budget des armées.





















