L'IGPN (la police des polices) a enregistré une baisse du nombre de morts liés à des tirs par arme à feu de la part de policiers, avec 12 morts en 2025 contre 16 morts en 2024. Parmi ces douze décès, aucun n'est en lien avec des refus d'obtempérer comme c'était déjà le cas en 2024, après trois morts en 2023, dont Nahel. En revanche, il y a eu 19 % de blessés graves en plus l'année dernière par rapport à 2024.
Ce rapport vient contredire les accusations de nombreux politiques de gauche qui dénoncent la violence de la police en France.
L’IGPN note une baisse des cas mortels, mais ce texte est publié ce mercredi dans un contexte où la politique de maintien de l’ordre en France est remise en question. Les forces de l’ordre sont accusées régulièrement de violences extrêmes, voire de tuer des personnes sans que la situation ne le nécessite. Le sujet est d’autant plus politique que la gauche essaie de bloquer une loi qualifiée de "permis de tuer".
"Non au permis de tuer"
Les ONG et des familles de victimes ont défilé ce dimanche 20 septembre, à Paris, à Marseille ou encore à Lyon contre la proposition de loi sur la présomption d'usage légitime des armes par les forces de l'ordre.
Ce projet est considéré comme un "permis de tuer" par les manifestants. Votée le 7 juillet dernier par les députés, la proposition de loi prévoit que les policiers et les gendarmes sont présumés avoir agi dans le respect de la loi quand ils font usage de leurs armes.
Les députés de gauche ont soutenu ce mouvement et se sont engagés à empêcher que le texte n’arrive au Sénat à majorité de droite où il a toutes les chances de passer.
Des ONG de défense des droits de l’Homme dénoncent une loi honteuse proposée au départ par l’extrême droite et ensuite soutenue par le gouvernement.
Ainsi, la Ligue des Droits Humains estime sur son compte Facebook que ce texte va créer de l'impunité policière. Il inverse la charge de la preuve et fait porter la charge de la recherche de la vérité aux victimes. Il est une atteinte au droit à la vie.
Des collectifs de familles de victimes, comme le Comité Vérité pour Adama, rappellent régulièrement la liste des personnes mortes lors de contrôles de police, comme Olivio Gomez, qui avait 28 ans, père de trois enfants, tué en 2020, Nahel Merzouk, tué en 2023 à Nanterre, Aboubacar Fofana, tué à Nantes en 2018, et Souhail El Khalfaoui, tué à Marseille en 2021.
Ces associations assurent qu’il y a cinq fois plus de tirs mortels de la police dans des véhicules en mouvement en lien avec des refus d'obtempérer depuis la loi de 2017, loi qui donnait le droit à un policier d’utiliser son arme lors d’un refus d’obtempérer. Cette donnée est liée à une seule étude du chercheur du CNRS Sebastian Roché qui date de 2023, répliquent les autorités françaises.
Plusieurs collectifs de familles de victimes se mobilisent également pour dénoncer le fait que la justice "blanchisse" les policiers impliqués dans des tirs mortels. Moins de 2 % des affaires ont abouti à une condamnation ferme (sur 437 cas) entre 2017 et 2026, selon eux.























