Selon la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), les suspects auraient pénétré sur le territoire algérien via la Tunisie avant de rejoindre Oran. Alger n’a pas précisé la nature des actions qui leur sont reprochées, tandis qu’aucune réaction officielle marocaine n’avait été rapportée dans l’immédiat.
L’annonce a été faite dimanche par la DGSN, citée par l’agence de presse officielle algérienne APS. Les services de sécurité affirment avoir démantelé un réseau criminel international composé de ressortissants marocains qui auraient préparé des opérations susceptibles de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre publics en Algérie.
Selon les autorités algériennes, l’opération a été menée au début du mois d’octobre par les services de la police judiciaire de la wilaya d’Oran, dans l’ouest du pays. Les 61 suspects ont été interpellés dans le cadre d’une enquête conduite sous la supervision des autorités judiciaires compétentes.

Parmi les personnes arrêtées figurerait un ancien militaire de l’armée marocaine, selon les informations relayées par les médias algériens. Les autorités n’ont toutefois pas communiqué l’identité des suspects ni fourni de précisions sur leurs rôles présumés au sein du réseau.
Les suspects ont été présentés au procureur de la République près le pôle pénal spécialisé d’Oran, a indiqué la DGSN. Les autorités n’ont cependant pas détaillé les actes de sabotage qui auraient été envisagés, ni rendu publiques les preuves étayant les accusations. Les faits rapportés à ce stade reposent sur les déclarations des services de sécurité algériens.
Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions entre l’Algérie et le Maroc, dont les relations diplomatiques sont rompues depuis août 2021. Alger avait alors annoncé la rupture des relations avec Rabat, invoquant des actes qu’elle qualifiait d’hostiles. Les deux pays restent également séparés par une frontière terrestre fermée depuis 1994.
En septembre 2024, l’Algérie avait rétabli l’obligation de visa pour les ressortissants marocains, une mesure justifiée par les autorités algériennes par des considérations liées à la sécurité nationale.























