MOYEN-ORIENT
2 min de lecture
Les sanctions à l’encontre de Francesca Albanese levées
Les États-Unis ont levé mercredi les sanctions prises à l'encontre de Francesca Albanese, une experte de l'ONU, spécialiste des territoires palestiniens, ayant vivement critiqué Israël, suite à une décision de justice.
Les sanctions à l’encontre de Francesca Albanese levées
Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens / Reuters

Une note publiée sur le site du ministère des Finances américain indiquait que les sanctions contre Francesca Albanese avaient été levées. Elle était inscrite sur une liste noire internationale, l'empêchant d'utiliser des cartes de crédit ou de mener de nombreuses opérations bancaires.
Cette décision suit la suspension de ces sanctions la semaine dernière par un juge fédéral. "Protéger la liberté d'expression est “toujours dans l'intérêt public", avait écrit le juge fédéral Richard Leon dans son avis accompagnant sa décision.

Francesca Albanese, figure haïe par Israël
Francesca Albanese, citoyenne italienne, avocate spécialisée en droit international, n'a cessé de critiquer le traitement réservé aux Palestiniens par Israël en tant que rapporteuse spéciale du Conseil des droits de l'homme des Nations unies pour les territoires palestiniens occupés. Elle a notamment alerté à maintes reprises contre le blocage de l’aide alimentaire, la guerre génocidaire, les frappes sur les zones dites sûres, la violence non punie des colons qui terrorisent les villageois palestiniens.

En juillet 2025, le secrétaire d'État américain Marco Rubio lui avait en outre reproché d'avoir recommandé à la Cour pénale internationale (CPI) de délivrer des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Une campagne de dénigrement avait même été lancée contre elle, l’accusant d’"antisémitisme". La France avait répercuté ces accusations pour ensuite garder un silence gêné.

Le mandat de Francesca Albanese a été renouvelé pour trois ans en avril 2025, elle reste rapporteure spéciale de l'ONU sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 2022.
Cette décision a été adoptée lors de la dernière journée de la 58e session du Conseil des droits de l'homme des Nations unies.

SOURCE:TRT français et agences