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100 000 morts par an à cause des fumées des méga-feux
Selon l’Organisation météorologique mondiale, le nombre de feux, comme celui qui a touché la Gironde à l’été 2026, a triplé à l’échelle de la planète depuis 1990, entraînant un fardeau sanitaire encore largement "sous-estimé".
100 000 morts par an à cause des fumées des méga-feux
L'incendie Bug Fire près de Doyle, entre Nevada et Californie, le 13 août 2026.

Ces victimes ne sont pas les pompiers morts en service ou les résidents coincés dans leur habitat qui parfois succombent lors de ces feux qui durent des semaines.

Ces victimes sont sous-estimées car elles sont celles touchées par les fumées, parfois toxiques, parfois chargées de particules fines qui s’étendent sur des kilomètres.

Dans l’édition 2026 de son Bulletin sur la qualité de l’air et le climat, publiée lundi 7 septembre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) relève que le nombre de méga-feux comme celui de Gironde a triplé à l’échelle de la planète depuis les années 1990 et contribué à au moins 100 000 décès par an sur la période 2010-2018.

"La plupart des évaluations actuelles des risques sanitaires liés à la qualité de l’air ne parviennent pas à prendre suffisamment en compte la toxicité spécifique de la fumée des feux de forêt", explique Paolo Laj, chef du réseau de surveillance globale de l’atmosphère de l’OMM.

Les méga feux peuvent causer des problèmes cardiaques

Ainsi, une étude a détecté une augmentation de la présence de particules fines PM2,5 dans les régions où de méga-feux ont lieu. Les concentrations de PM2,5 en 2025 étaient supérieures à la moyenne dans le nord du Canada, certaines régions de la Fédération de Russie et l’Afrique centrale et occidentale, en raison d’une recrudescence des incendies. Le nord-ouest de l’Espagne a également été une zone à risque à la suite de feux exceptionnels survenus à la fin de l’été 2025.

Ces particules sont d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres (μm) et sont émises par de nombreuses sources différentes, telles que les activités industrielles, mais aussi les feux de forêt. Elles s’incrustent dans les poumons et passent même dans le sang.

Et leur impact sur la santé est important, entre difficultés à respirer, crises d’asthme, mais aussi infarctus du myocarde ou encore AVC.

L’OMM assure que la mortalité liée à ces méga-feux est forcément sous-estimée car les effets et les complications apparaissent à long terme.

SOURCE:TRT français et agences