Mort de Khamenei: mobilisation populaire et colère dans les rues d’Iran

Les Iraniens réagissent par des manifestations de masse et un deuil national après la mort du guide suprême Ali Khamenei tué lors de frappes militaires américaines et israéliennes.

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Rassemblement sur la place Enghelab, après la mort du guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, dans des frappes israéliennes et américaines / Reuters

Des manifestations ont éclaté ce dimanche dans tout le pays suite à l’annonce de la mort du guide suprême.

Ces événements ont considérablement intensifié les tensions au Moyen-Orient et déclenché une forte réaction populaire à l’intérieur de l’Iran. Les médias iraniens ont rapporté que des manifestants portant des drapeaux iraniens se sont rassemblés dans les centres urbains pour exprimer leur chagrin.

À Téhéran, des centaines de personnes se sont réunies sur la place Inkilap, brandissant des drapeaux et des affiches de Khamenei et scandant des slogans dénonçant les États-Unis et Israël.

Dans la ville sainte de Qom, des centaines de fidèles se sont rassemblés au sanctuaire de Hazrat Masume pour condamner les attaques.

À Mashhad, les habitants ont exprimé symboliquement leur deuil en drapant un drapeau noir sur le dôme du sanctuaire de l’Imam Reza, l’un des sites religieux les plus vénérés d’Iran. De nombreux participants ont été vus en larmes autour du sanctuaire.

Des membres de la famille de Khamenei tués

Les autorités ont confirmé que l’attaque, survenue tôt samedi, a touché Khamenei alors qu’il se trouvait dans son bureau à Téhéran.

Les médias d’État iraniens ont souligné qu’en dépit des rumeurs selon lesquelles il se serait caché dans un bunker, il se trouvait “par devoir, parmi le peuple” au moment de l’attaque, décrivant sa mort comme l’aboutissement de son rôle de leadership public tout au long de sa vie.

Selon des sources iraniennes, plusieurs membres de la famille de Khamenei, dont sa fille, son gendre, son petit-fils et sa belle-fille, ont également été tués lors des frappes.

Les attaques ont entraîné des pertes civiles plus larges, le Croissant-Rouge iranien faisant état de 201 morts et 747 blessés.

Le gouvernement a, par ailleurs, instauré 40 jours de deuil national et sept jours de congé officiel.

De grandes foules ont envahi les rues des villes iraniennes en réaction à la nouvelle de la mort du guide suprême.