Quatre personnes ont été tuées et vingt autres blessées dimanche dans des frappes israéliennes dans le sud du Liban, selon le ministère libanais de la Santé.
Israël affirme avoir riposté à une attaque de drones du Hezbollah, dans un contexte de regain de tensions malgré une trêve fragile.
Le ministère de la Santé a fait état de deux morts à Nabatiyé el-Faouqa et de deux femmes tuées à Arab Salim, une localité voisine. Vingt personnes ont également été blessées, dont plusieurs femmes et trois enfants, à Arab Salim, Nabatiyé, Nabatiyé el-Faouqa et Kfar Rumman.
L’armée israélienne a affirmé avoir mené ces frappes en réponse au lancement de deux drones du Hezbollah contre ses soldats dans le sud du Liban. L’attaque n’a fait aucun blessé côté israélien, selon l’armée, qui l’a qualifiée de “violation flagrante” du cessez-le-feu.
Un ordre d’évacuation
Plus tôt dimanche, l’armée israélienne avait émis son premier ordre d’évacuation depuis plusieurs semaines, demandant aux habitants à Arab Salim de quitter les lieux. Aucun avertissement n’a en revanche été émis pour les autres zones visées.
Selon l’Agence nationale d’information (ANI) libanaise, des avions israéliens ont d’abord frappé une autre maison à Arab Salim, la détruisant et tuant deux femmes, avant de viser le bâtiment concerné par l’ordre d’évacuation.
À Nabatiyé el-Faouqa, une frappe a également détruit l’ancien hôpital Ghandour, un établissement qui n’était plus en activité depuis plusieurs années, selon les médias locaux.
Une trêve de plus en plus fragile
La trêve entre le Liban et Israël reste fragile, alors que les frappes israéliennes se poursuivent dans le sud du pays malgré l’accalmie relative des derniers mois. Pour de nombreuses familles libanaises et palestiniennes de la région, cette succession d’attaques entretient un climat de peur et d’instabilité, loin de garantir une véritable sécurité aux populations civiles.
Les affrontements avaient diminué depuis juin à la faveur d’un protocole entre les États-Unis et l’Iran et d’un accord-cadre entre le Liban et Israël. L’armée israélienne poursuit toutefois des opérations ponctuelles dans le sud du Liban, où elle occupe toujours une bande frontalière d’une dizaine de kilomètres.
Vendredi soir, quatre personnes avaient déjà été tuées dans des bombardements israéliens dans le sud et l’est du pays. Israël avait affirmé avoir visé des membres et des infrastructures du Hezbollah, notamment des dépôts d’armes.
Jeudi, l’armée israélienne avait également annoncé avoir pris le contrôle de la crête d’Ali Taher, présentée comme une position stratégique du Hezbollah dans la région de Nabatiyé.
De nouveaux pourparlers entre responsables libanais et israéliens sont attendus dans le courant du mois, mais aucune date n’a encore été annoncée.























