FRANCE
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Enquête en France sur les banques libanaises pendant la crise financière en 2019
L’enquête vise le système bancaire, son rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019, accompagné de transferts jugés suspects de milliards de dollars d'actifs hors du Liban.
Enquête en France sur les banques libanaises pendant la crise financière en 2019
Enquête en France sur les banques libanaises pendant la dernière crise financière
il y a 3 heures

Une enquête préliminaire a été ouverte à Paris sur de possibles infractions liées au fonctionnement du système bancaire libanais et ses liens avec la France pendant la grande crise financière qui a frappé le pays du Cèdre à partir de 2019, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Cette enquête, ouverte début avril au parquet de Paris, a été confiée à l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières (OCLCIFF).

A l'origine de ces investigations, des plaintes déposées en juillet 2025 par le Collectif des victimes des pratiques frauduleuses et criminelles au Liban (CVPFCL) et l'association anti-corruption Sherpa.

Elles visent le système bancaire, son rôle dans l'effondrement économique du pays à partir de 2019, accompagné de transferts jugés suspects de milliards de dollars d'actifs hors du Liban.

Cette enquête "ouvre un troisième chapitre judiciaire essentiel et sans précédent dans l'histoire contemporaine, celui du transfert d'environ 15 milliards de dollars après et pendant la crise financière de 2019 de deux banques libanaises de premier rang vers leurs filiales européennes", ont réagi auprès Me William Bourdon et Vincent Brengarth.

"L'objectif: mettre à l'abri des sommes considérables au profit d'intérêts privés en violation par les banques de leurs engagements et avec la complicité des anciens dirigeants de la banque centrale".

"Le rôle des banques en France et ailleurs est déjà au cœur" des enquêtes ouvertes à Paris, soulignent-ils, soupçonnant "des opérations de blanchiment complexes, de masse", liées à de l'abus de confiance en bande organisée et "certainement une fraude fiscale généralisée".

Les plaignants suspectent certains d'avoir mis à l'abri des sommes considérables, et de s'être enrichis, tandis que le Liban s'enfonçait dans le chaos politique et financier. Les économies des Libanais étaient gelées voire amputées, empêchant nombre d'entre eux de subvenir à leurs besoins.

SOURCE:TRT français et agences