La visite a été express. Le ministre de l’Intérieur français est arrivé à 21 h et a rencontré le maire de Marseille. La ville phocéenne a été durement touchée par les violences du 17 octobre.
Lundi, sur France Inter, le maire de Marseille avait estimé que la "doctrine" du maintien de l’ordre du gouvernement avait été "inefficace" et avait réclamé un entretien avec le Premier ministre.
Il aura eu droit à la visite express d’un ministre de l’Intérieur sous pression. Laurent Nuñez a promis au maire de Marseille, Benoît Payan, de déployer le samedi 24 octobre "un dispositif policier très important et qui sera de toute façon plus nombreux que ce qu'il était samedi dernier".
Le maire avait critiqué le dispositif policier mis en place dans la deuxième ville de France. Plus de 300 magasins ont été pillés et 500 ont été impactés.
Des dizaines de personnes s’étaient introduites dans l’hôtel de ville et au moins 600 commerces avaient été vandalisés. Le maire de Marseille a également critiqué le chiffre de 30 000 casseurs publié par la préfecture. Selon lui, ce chiffre n’est pas réaliste : "30 000, c'est la moitié du stade Vélodrome !" s’est énervé l’édile.
Benoît Payan demandait des comptes au gouvernement. Le ministre lui a promis que, désormais, les unités de police seraient plus mobiles. Le ministre a défendu ses troupes en expliquant que, lors des violences et des pillages dans la cité phocéenne, il y avait eu jusqu’à 10 ou 15 points simultanés nécessitant l’intervention de la police, avec des groupes de parfois 200 personnes. "C'est évidemment extrêmement difficile à contenir", a-t-il souligné.





















