TÜRKİYE
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Erdogan commémore l'anniversaire du génocide de Srebrenica
Le président turc affirme que le génocide de Srebrenica constitue "l'un des chapitres les plus sombres et les plus honteux de l'histoire moderne".
Erdogan commémore l'anniversaire du génocide de Srebrenica
Erdogan a qualifié le génocide de Srebrenica de "l'un des chapitres les plus sombres et les plus honteux de l'histoire moderne".

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rendu hommage aux victimes du génocide de Srebrenica.

"À l'occasion du 31e anniversaire du génocide de Srebrenica, l'un des génocides les plus brutaux de l'histoire, je me souviens avec tristesse et miséricorde de tous nos frères et sœurs bosniaques massacrés. Je rends un hommage respectueux à la mémoire de nos martyrs et prie pour que leurs familles et leurs proches trouvent patience et force. Nous n'oublierons jamais Srebrenica", a-t-il déclaré samedi dans un message publié sur les réseaux sociaux.

Plus tôt, dans un message lu lors de la cérémonie par la ministre turque de la Famille et des Services sociaux, Mahinur Ozdemir Goktas, Erdogan a qualifié le génocide de Srebrenica de "l'un des chapitres les plus sombres et les plus honteux de l'histoire moderne".

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Erdogan a condamné le négationnisme du génocide, la glorification des criminels de guerre condamnés ainsi que les attaques visant les personnes revenues vivre en Bosnie-Herzégovine, appelant la communauté internationale à réagir avec davantage de fermeté.

Il a réaffirmé le soutien de la Türkiye à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à l'ordre constitutionnel de la Bosnie-Herzégovine.

"La voie vers la paix en Europe passe par les Balkans, et la voie vers la paix dans les Balkans passe par la stabilité de la Bosnie-Herzégovine", a déclaré Erdogan.

Le président turc a également estimé que la catastrophe humanitaire à Gaza démontrait que la communauté internationale n'avait toujours pas pleinement tiré les leçons de Srebrenica.

Après la prise de Srebrenica par les forces serbes de Bosnie, commandées par Ratko Mladic, le 11 juillet 1995, les civils bosniaques qui avaient trouvé refuge dans la base des Nations unies, protégée par des Casques bleus néerlandais, ont ensuite été livrés aux forces serbes.

Au total, 8 372 hommes et garçons bosniaques ont été transportés en bus et en camions vers des forêts, des entrepôts et des usines, où ils ont été brutalement exécutés. Leurs corps ont ensuite été enterrés dans des fosses communes à travers le pays afin de dissimuler le crime.

Plus de 1 000 personnes restent portées disparues

Après la guerre, les victimes dont les dépouilles ont été retrouvées dans des fosses communes et identifiées sont inhumées chaque année, le 11 juillet, au cimetière mémorial de Potocari.

À ce jour, 6 772 victimes y ont été enterrées, tandis que 250 autres ont été inhumées dans des cimetières locaux à la demande de leurs familles. Les restes de plus de 1 000 victimes du génocide n'ont toujours pas été retrouvés.

Dans un arrêt rendu en 2007, la Cour internationale de Justice, s'appuyant sur les preuves présentées par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), a qualifié de génocide les atrocités commises à Srebrenica et dans ses environs.

Dix nouvelles victimes identifiées du génocide, dont les familles ont autorisé l'inhumation, seront mises en terre samedi au cimetière mémorial de Potocari dans le cadre des commémorations annuelles.

SOURCE:TRT français et agences