POLITIQUE
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Le pétrole au plus haut depuis un mois, sous la pression de la guerre au Moyen-Orient
Le cours du Brent a atteint son plus haut niveau depuis juin, la reprise des affrontements entre les États-Unis et l’Iran ravivant les inquiétudes concernant l’approvisionnement mondial.
Le pétrole au plus haut depuis un mois, sous la pression de la guerre au Moyen-Orient
PHOTO D'ARCHIVES : Illustration de la hausse rapide du prix du pétrole … / reuters

Les prix du pétrole ont fortement progressé la semaine dernière à la suite des échanges de frappes entre Washington et Téhéran. Cette escalade fait craindre qu’une perturbation du trafic dans le détroit d’Ormuz n’affecte l’approvisionnement énergétique mondial. Environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde transite par ce passage maritime stratégique.

Le Brent et le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, ont accentué leur progression après avoir bondi de plus de 4 % vendredi. Le Brent a franchi la barre des 91 dollars le baril, atteignant son plus haut niveau depuis le 11 juin.

Cette nouvelle flambée des cours intervient après un week-end marqué par une intensification des hostilités. Les États-Unis ont mené de nouvelles frappes contre des cibles iraniennes, tandis que Téhéran a riposté en visant des installations militaires dans le Golfe.

Craintes d’une inflation longue et élevée

La hausse des cours du pétrole brut a ravivé les craintes d’une inflation durablement élevée, susceptible de retarder les baisses de taux d’intérêt. Certains analystes estiment toutefois que la conjoncture économique générale demeure favorable.

“Les marchés sont une fois de plus contraints de jongler avec deux scénarios apparemment contradictoires”, a déclaré Stephen Innes, de SPI Asset Management.

Selon l’analyste, bien que l’envolée des cours du pétrole ait renforcé la prime de risque géopolitique sur les marchés, le ralentissement de l’inflation aux États-Unis et l’affaiblissement du marché du travail laissent penser que le choc énergétique ne devrait pas déclencher un nouveau cycle inflationniste généralisé.

Le principal risque serait plutôt qu’une hausse persistante des prix du pétrole réduise les dépenses de consommation et ralentisse la croissance économique, a-t-il estimé.

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SOURCE:TRT français et agences