FRANCE
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Des milliers d’enfants arrachées de la Réunion: la France accepte la réparation
Pendant plus de vingt ans, l’État français a organisé le transfert de milliers d’enfants réunionnais vers l’Hexagone, les séparant de leur famille et de leur identité.
Des milliers d’enfants arrachées de la Réunion: la France accepte la réparation
Le Parlement a adopté une loi reconnaissant sa responsabilité dans le transfert de milliers d’enfants réunionnais vers l’Hexagone

Le Parlement français a adopté à l’unanimité une loi reconnaissant la responsabilité de l’État dans le déplacement forcé de plus de 2 000 enfants réunionnais vers la métropole entre 1962 et 1984.

Présentée à l’époque comme une politique de rééquilibrage démographique, cette opération a conduit à l’arrachement de milliers d’enfants à leurs familles, à leur culture et à leur île. 

Beaucoup ont subi des séparations définitives, des changements d’identité, ainsi que des maltraitances et humiliations ayant laissé de lourds traumatismes.

Parmi ces enfants exilés, Marie-Germaine Périgogne, devenue depuis lors présidente de la Fédération des enfants déracinés des Drom. Adoptée en 1969 après un placement en famille d'accueil, séparée de ses frères et soeurs, elle pense durant des années s'appeler Valérie, être née dans la Creuse. 

Elle ne découvre qu'à 16 ans un document d'identité lui révélant ses vraies racines, et ne retrouve son vrai nom qu'après une longue bataille avec l'état civil.

Plus d’un demi-siècle après les faits, l’État français reconnaît ainsi une faute historique qui a brisé des vies et marqué durablement des familles entières. 

La loi prévoit la création d’une commission mémorielle, l’instauration d’une journée nationale d’hommage et un dispositif d’indemnisation pour les victimes et leurs descendants.

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SOURCE:TRT français et agences