FRANCE
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Macron tacle les "mabouls" qui veulent "se fâcher avec l’Algérie"
En déplacement en Ariège ce lundi, le président français a critiqué les "mabouls" qui veulent se "fâcher avec l’Algérie". Bruno Retailleau, président du parti de droite Les Républicains, qui défend une ligne dure avec Alger a réagi.
Macron tacle les "mabouls" qui veulent "se fâcher avec l’Algérie"
Emmanuel Macron a durant son voyage en Ariège visité l'usine Géotex qui produit des matériaux pour la construction ou les routes. / AFP

Emmanuel Macron visitait hier l’hôpital de Lavelanet, en Ariège. Au cours de sa déambulation, il a lancé une pique aux partisans d'une ligne dure avec le pouvoir algérien, en regrettant "tous les mabouls" qui veulent "se fâcher avec l'Algérie".

Lors d’un échange avec un médecin originaire d’Oran, en Algérie, le président français a évoqué la réalité des médecins non européens qui pratiquent dans les hôpitaux français. 40 % de ces médecins sont algériens. Le système des praticiens diplômés hors Union européenne (Padhue) rend dingue Emmanuel Macron, qui y voit "la folie du système français".

Ces médecins doivent en effet repasser des concours pour obtenir la certification de leur diplôme, ce qui peut prendre des années. Pendant ce laps de temps, les hôpitaux peuvent payer un salaire moindre pour un travail égal à celui de leurs collègues français.

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Bruno Retailleau piqué au vif

Au 1er janvier 2025, 19 154 médecins, diplômés à l'étranger hors UE, ont exercé officiellement en France. 38,8 % ont été diplômés en Algérie, 15,1 % en Tunisie, 8,6 % en Syrie, 7,4 % au Maroc et 4 % au Liban.

Le président des Républicains et sénateur a immédiatement réagi aux propos du chef de l’État. Dans un communiqué, Bruno Retailleau a déclaré : "Emmanuel Macron s'en est pris à ceux qui, comme moi, sont partisans de la fermeté avec l'Algérie, en évoquant notamment les lourdeurs administratives pour les médecins étrangers". Il juge que le problème n'est pas les médecins algériens, mais "les centaines d'OQTF dangereux qui n'ont plus rien à faire en France, et que le régime d'Alger refuse de reprendre, contrairement aux accords de 1994".

Quand il était ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau voulait dénoncer l'accord franco-algérien de 1968 sur la circulation des travailleurs, supprimer les facilités de voyage pour les dignitaires du régime ou encore restreindre la délivrance de visas.

SOURCE:TRT français et agences