Une délégation du Hamas est arrivée au Caire pour des entretiens avec des responsables égyptiens sur la mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu à Gaza, a annoncé le groupe de résistance palestinien.
Dans un communiqué publié jeudi, le Hamas a indiqué que la délégation, conduite par son chef à Gaza, Khalil al-Hayya, a entamé des réunions dès son arrivée mercredi avec des médiateurs égyptiens, turcs et qataris. Elle doit également s'entretenir avec des dirigeants et des responsables des factions palestiniennes afin de parvenir à une position nationale unifiée sur diverses questions.
La délégation avait tenu des réunions séparées ces deux derniers jours à Ankara avec le chef des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin, et le ministre des Affaires étrangères, Hakan Fidan, au cours desquelles ils ont discuté de la situation sur le terrain à Gaza et en Cisjordanie occupée.
Le Hamas a déclaré que la délégation avait examiné les derniers développements des négociations, insistant sur l'importance de la pleine mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu, "notamment en obligeant l'occupation (israélienne) à respecter toutes les exigences de la première phase", et a présenté un exposé détaillé sur la situation humanitaire et sécuritaire à Gaza.
Les discussions ont également porté sur la situation à Jérusalem-Est occupée, notamment la fermeture de la mosquée Al-Aqsa aux fidèles musulmans et l'interdiction des prières, y compris les prières du vendredi et de l'Aïd, ce que le groupe a qualifié de "dangereux précédent qui menace de permettre à l'ennemi de contrôler et de judaïser la mosquée".
La délégation a également discuté de l'adoption par la Knesset israélienne d'une loi autorisant l'exécution des prisonniers palestiniens, mettant en garde contre ses conséquences pour les milliers de détenus dans les prisons israéliennes.
L'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est entré en vigueur le 10 octobre, à la suite d'une médiation menée par la Türkiye , l'Égypte et le Qatar dans le cadre du plan pour Gaza du président américain Donald Trump.
Depuis lors, Israël a continué de violer l'accord. Le ministère de la Santé de Gaza a fait état de 713 Palestiniens tués et 1 940 blessés depuis le cessez-le-feu.
Cet accord visait à mettre fin à deux années de guerre israélienne qui ont fait plus de 72 000 morts, plus de 172 000 blessés et ont causé la destruction d'environ 90 % des infrastructures civiles. L'ONU estime le coût de la reconstruction à près de 70 milliards de dollars.





