Israël donne 60 jours au Hamas pour désarmer sous peine de guerre

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réaffirmé son opposition au lancement de la reconstruction de Gaza avant le désarmement du mouvement.

By
Des images prises par drone montrent les dégâts dans un quartier résidentiel de la ville de Gaza. / Reuters

Le secrétaire du cabinet israélien, Yossi Fuchs, a déclaré, lors d'une conférence à Jérusalem-Ouest, que son gouvernement accorderait au Hamas un délai de 60 jours pour déposer les armes, menaçant d'un retour à la guerre en l'absence de réponse.

"L'administration de Donald Trump a demandé d'accorder au Hamas un délai de 60 jours pour désarmer, et nous respectons cela", déclare Fuchs, cité par "Times of Israel".

Le responsable israélien n'a pas précisé la date de début de ce délai, indiquant toutefois qu'il pourrait commencer après la réunion du Conseil de la Paix, présidée par Trump, prévue à Washington jeudi prochain.

Il a ajouté que le délai implique l'exigence faite au "Hamas" d'abandonner toutes ses armes, y compris les armes individuelles, ajoutant que si cela n'était pas mis en œuvre, "l'armée devra accomplir la mission".

Une option militaire toujours envisagée

Le secrétaire du cabinet israélien a présumé que le "Hamas" aurait abandonné ses armes avant les élections israéliennes prévues au second semestre de l'année en cours, ou que l'armée israélienne aurait lancé une campagne militaire intensive à Gaza. Il a souligné qu' "il y a également de nombreux tunnels qui doivent être détruits dans le cadre de l'opération."

De son côté, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait annoncé son opposition au lancement de la reconstruction de Gaza avant le désarmement du mouvement palestinien.

Le dossier du désarmement du "Hamas" s'inscrit dans la deuxième phase du plan Trump, entré en vigueur à la mi-janvier dernier, et qui comprend davantage de retraits israéliens de Gaza, le début de la reconstruction, l’augmentation de l'aide humanitaire, ainsi que la mise en place d’un comité administratif pour la gestion de la bande de Gaza.