Le bureau de presse du gouvernement de Gaza affirme que le rejet par Netanyahu du plan en 15 points de Trump pour l'enclave constitue un "coup dur porté aux efforts des médiateurs" et qu'il "entrave délibérément la voie de la désescalade et aggrave considérablement la crise humanitaire".
Le bureau a également déclaré dans un communiqué publié sur Telegram que les factions palestiniennes avaient "fait preuve d'un grand sens des responsabilités nationales" et s'étaient engagées "positivement" dans les négociations, "animées par la volonté d'empêcher de nouveaux massacres parmi le peuple palestinien et de mettre fin à la crise humanitaire catastrophique".
Elles ont exhorté la communauté internationale et les Nations Unies à "contraindre le gouvernement d'occupation à mettre fin à sa guerre génocidaire et à appliquer les termes de l'accord".
Le Hamas avait accepté le plan de paix en 15 points de Donald Trump. Dans sa version publiée par le "Conseil de paix", cette initiative lie le désarmement du Hamas à un retrait progressif des troupes israéliennes. Le mouvement de résistance palestinien s'était de nouveau dit samedi prêt à le mettre en œuvre, appelant déjà à des pressions américaines en ce sens.
Pour sa part, le gouvernement allemand a déclaré considérer le dernier plan du président américain Donald Trump pour Gaza comme une opportunité de progresser vers le désarmement du Hamas.
Interrogé lors d'une conférence de presse régulière sur le rejet du plan par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères a indiqué qu'un certain désaccord était prévisible.
"Face à une entreprise aussi complexe, il était évident que de nombreuses questions resteraient sans réponse", a-t-il déclaré.
Israël a rejeté la dernière feuille de route américaine, acceptée par le Hamas et censée lancer la deuxième étape du plan de paix à Gaza, a annoncé dimanche Benjamin Netanyahu, conditionnant tout retrait de ses troupes à un "véritable" désarmement du Hamas.
Le Premier ministre, qui avait fait part de ses réticences sur ce texte ces derniers jours, a explicitement annoncé son rejet alors qu'il est confronté à une forte contestation de ses alliés d'extrême droite, à quelques mois de délicates législatives.
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