Donald Trump a affirmé samedi avoir ordonné à son ministère de la Justice d'enquêter sur les menaces des démocrates, qualifiées de "chantage", d'utiliser leur future majorité au Congrès pour engager des procédures de destitution contre des membres de son gouvernement.
Le président américain fait face à un paysage politique profondément transformé et hostile après l'éclatante victoire des démocrates aux élections de mi-mandat mardi, qui leur permet de prendre le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat.
Les responsables démocrates ont fait savoir que l'une des priorités de la nouvelle majorité serait de lancer des enquêtes parlementaires contre Donald Trump, son gouvernement et ses proches, qu'ils accusent notamment de corruption. Les ministres de la Défense, Pete Hegseth, et de la Justice, Todd Blanche, pourraient être plus particulièrement visés.
"C'est du chantage au plus haut niveau, et ils devraient en répondre", a fustigé sur sa plateforme Truth Social le milliardaire républicain, qui a affirmé qu'"aucun acte passible de destitution" n'avait été commis.
Dénonçant une "instrumentalisation" de la justice, il a indiqué avoir ordonné au ministère de la Justice d'enquêter "immédiatement" sur "cet acte répréhensible pénalement".
Dans un second message, publié peu après, il a jugé que ces menaces des démocrates étaient "sans précédent et totalement illégales".
"Ces ORDURES devraient aller en prison pour ce qu'ils font", a-t-il encore lancé.
"Ces ORDURES devraient aller en prison pour ce qu'ils font"
Donald Trump
Les enquêtes menées par des commissions parlementaires pourraient déboucher sur des assignations à comparaître et, au bout du compte, sur des procédures d'"impeachment" pouvant aboutir à une destitution.
Celles-ci auraient cependant peu de chances d'aboutir en raison de la majorité des deux tiers nécessaire au Sénat.
Après avoir engagé deux procédures d'"impeachment" contre Donald Trump lors de son premier mandat, les chefs démocrates semblent cependant réticents à se lancer dans une troisième tentative, qui risquerait de galvaniser sa base partisane.
Parmi les sujets susceptibles d'être examinés figurent les activités commerciales et les investissements dans les cryptomonnaies de la famille Trump, les contrats publics impliquant le milliardaire Elon Musk, les coupes dans les agences fédérales, la politique d'expulsions massives d'immigrés et la conduite de la guerre contre l'Iran.
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