La sortie prévue vendredi des Émirats arabes unis de l’OPEP a immédiatement impacté le marché. Le prix du pétrole brut de référence américain, le West Texas Intermediate (WTI), a bondi de plus de 3,8 % mardi. Il a atteint de nouveau les 100 dollars le baril, la fermeture prolongée du détroit d'Ormuz maintenant les inquiétudes concernant l'approvisionnement au cœur des marchés mondiaux de l'énergie.
Le WTI a prolongé sa hausse pour une septième séance consécutive, atteignant son plus haut niveau depuis début avril. Les opérateurs évaluent le risque de perturbations prolongées dans l'un des corridors énergétiques les plus critiques au monde.
Parallèlement, le prix du Brent, référence internationale du pétrole brut, a bondi de 2,8 % pour atteindre 111,3 dollars le baril à 14h10 GMT.
Cette récente hausse intervient malgré le retrait inattendu des Émirats arabes unis de l'OPEP. Cette décision aurait normalement pu apaiser les inquiétudes du marché quant à la discipline de l'offre. Cependant, les analystes estiment qu'une éventuelle augmentation de la production ne suffirait guère à calmer les marchés. Ils expliquent cela par les restrictions d’approvisionnement du fait des perturbations du trafic dans le détroit d'Ormuz.
Les marchés sont également attentifs à la réaction du président américain Donald Trump à la dernière proposition iranienne visant à mettre fin au conflit et à rouvrir le détroit. Toutefois, selon certaines sources, Washington reste insatisfait de l'offre de Téhéran, le programme nucléaire iranien demeurant un point d'achoppement majeur dans les négociations.
Bien qu'un cessez-le-feu soit globalement respecté depuis début avril, les restrictions imposées par l'Iran et les États-Unis ont quasiment anéanti le trafic dans le détroit, accentuant les craintes d'une nouvelle pénurie d'approvisionnement.
Le détroit d'Ormuz assure normalement environ 20 % des flux énergétiques mondiaux; toute perturbation représente donc un risque majeur pour les marchés du pétrole brut, du gaz naturel liquéfié et des produits raffinés.
Ce conflit, qui dure depuis neuf semaines, a fait grimper les prix du pétrole en flèche, a tendu l'offre mondiale et a suscité des inquiétudes quant à l'impact de la hausse des coûts énergétiques sur l'inflation et la demande dans les principales économies consommatrices.
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