Interrogé sur les menaces récurrentes de Donald Trump de quitter l'OTAN, Emmanuel Macron lui a reproché sa communication à l’adresse des journalistes en marge d'une visite à Séoul.
"Si on crée chaque jour le doute sur son engagement" au sein de l'Alliance atlantique, "on en vide la substance", a-t-il estimé. "C'est une responsabilité que prennent aujourd'hui les autorités américaines en disant chaque matin nous ferons ceci, nous ne ferons pas cela ou autre", a-il poursuivi.
S'agissant de l'OTAN comme du conflit au Moyen-Orient, "il faut être sérieux, et quand on veut être sérieux on ne dit pas chaque jour le contraire de ce qu'on a dit la veille", a encore regretté Emmanuel Macron.
Opération irréaliste
Le président américain a exhorté la France et d'autres pays à intervenir militairement pour débloquer le détroit d'Ormuz, dans le Golfe, fermé de facto par la riposte iranienne à l'offensive américano-israélienne.
Mais une telle opération militaire pour "libérer" par la force le détroit stratégique serait "irréaliste", a répondu le président français.
"Ca n'est jamais l'option que nous avons retenue et nous considérons qu'elle est irréaliste", a-t-il déclaré, estimant qu'une telle opération "prendrait un temps infini" et comporterait "des tas de risques".
Il a réitéré son appel à la négociation et au cessez-le-feu avec l'Iran, martelant que "ça n'est pas une action militaire ciblée, même sur quelques semaines, qui permet de régler dans la durée la question du nucléaire" iranien.
"S'il n'y a pas de cadre de négociation diplomatique et technique, la situation peut se détériorer à nouveau en quelques mois ou quelques années. Ce n'est que par une négociation approfondie, un accord (...) qu'on pourra s'assurer d'un suivi dans la durée et préserver la paix et la stabilité pour tous", a-t-il poursuivi.






