Le président américain Donald Trump a annoncé que le Conseil pour la paix avait conclu un accord prévoyant le désarmement complet du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza. Ce processus se déroulera par étapes et conduira, à terme, au retrait des forces d'occupation israéliennes de l'enclave palestinienne.
"Aujourd'hui, le Conseil pour la paix est parvenu à un accord HISTORIQUE pour le DÉSARMEMENT COMPLET du Hamas et de tous les autres groupes armés à Gaza", a écrit Donald Trump jeudi soir sur Truth Social.
"Il s'agit d'une avancée majeure vers une PAIX et une SÉCURITÉ durables."
Le président américain a également indiqué qu'une force internationale de stabilisation travaillerait aux côtés d'une nouvelle force de police palestinienne afin d'assurer la sécurité à Gaza.
"Cet accord constitue une étape décisive pour que Gaza soit enfin gouvernée par un nouveau gouvernement palestinien", a déclaré Donald Trump, remerciant l'Égypte, le Qatar et la Türkiye pour leurs efforts de médiation ayant permis d'aboutir à cet accord.
"Je tiens à remercier les médiateurs — l'Égypte, le Qatar et la Türkiye — pour leurs efforts importants, ainsi que mon équipe exceptionnelle, dont le travail acharné a rendu cette avancée historique possible."
Donald Trump a ajouté que, "grâce à cet accord, Gaza sera enfin entre les mains d'un nouveau gouvernement palestinien au service de sa population".
Le Hamas réagit
Un haut responsable du Hamas a déclaré à l'AFP que l'accord conclu avec Israël comprend des dispositions concernant les armes du mouvement ainsi que le retrait progressif des forces israéliennes de Gaza.
"Un accord a été trouvé sur la question des armes... De plus, un accord a été conclu sur un retrait progressif des forces israéliennes de Gaza", a déclaré ce responsable, ajoutant que le mouvement de résistance attend désormais des médiateurs et du Conseil pour la paix qu'ils veillent au respect des engagements pris par Israël.
Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 10 octobre 2025, Israël a poursuivi ses attaques quotidiennes contre Gaza, tuant 1 214 Palestiniens et en blessant 3 977 autres, en majorité des femmes et des enfants, tout en provoquant d'importantes destructions.
Avec le soutien militaire et politique des États-Unis, Israël a lancé sa guerre génocidaire contre Gaza le 8 octobre 2023, tuant plus de 73 000 Palestiniens et blessant plus de 174 000 autres, en majorité des femmes et des enfants, tout en détruisant environ 90 % des infrastructures de l'enclave.
Selon plusieurs analystes, le bilan communiqué par les autorités palestiniennes serait sous-estimé et le nombre réel de victimes pourrait être deux à trois fois supérieur aux estimations actuelles.
En novembre 2024, la Cour pénale internationale a délivré un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, l'accusant d'avoir ordonné des "crimes de guerre et des crimes contre l'humanité" à Gaza, territoire soumis à un blocus terrestre, aérien et maritime par Israël depuis 2005.
Le cessez-le-feu a été négocié dans le cadre du plan en vingt points proposé par Donald Trump pour Gaza, sous la supervision du Conseil pour la paix qu'il préside.
Malgré cette trêve entrée en vigueur le 10 octobre 2025, Israël a continué de mener des attaques quotidiennes contre Gaza, tuant 1 214 Palestiniens et blessant 3 977 autres, en majorité des femmes et des enfants, tout en causant d'importants dégâts.
Il reste à déterminer si Israël mettra fin à ses violations du cessez-le-feu après l'annonce de Donald Trump.
Par ailleurs, l'Égypte doit accueillir une réunion des médiateurs de la trêve à Gaza, notamment la Türkiye, les États-Unis et le Qatar, selon Al-Qahera News. Le média, lié aux services de renseignement égyptiens chargés des négociations sur Gaza, n'a pas précisé la date de cette rencontre, mais a indiqué qu'elle porterait sur la mise en œuvre de la deuxième phase du cessez-le-feu, dont la feuille de route a été approuvée par le Hamas et les autres factions palestiniennes.






















