Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a indiqué mardi que 40 personnes sont décédées par noyade en France depuis le 18 juin, alors que le pays est confronté à un épisode de chaleur exceptionnel.
S'exprimant à l'ouverture d'une cellule interministérielle de crise consacrée à la canicule, Lecornu a évoqué "un triste fléau", précisant que ce dernier bilan concernait essentiellement des jeunes.
Le chef du gouvernement a souligné que l'épisode de chaleur en cours battait quotidiennement des records de température au niveau local ou national et a insisté sur les incertitudes concernant sa durée.
Il a également appelé à maintenir une vigilance particulière concernant les personnes vulnérables, la capacité de réponse des hôpitaux, les risques d'incendies et les conséquences de la canicule sur les infrastructures de transport et d'énergie.
Une corrélation existe entre chaleur intense et noyade
Ce week-end, deux adolescents sont décédés à Besançon ; le second a péri en tentant de sauver son ami qui se noyait. Ils se baignaient dans la rivière Doubs qui traverse la ville, rivière où la baignade est interdite.
Deux personnes ont péri noyées dimanche soir en Seine-et-Marne ; l’homme se baignait dans la Marne à Lagny-sur-Marne et la jeune fille de 13 ans a plongé dans la Seine à Fontaine-le-Port.

Voici juste quelques exemples des baignades qui ont été fatales depuis samedi. Les services publics appellent à respecter les interdictions de baignade et constatent un lien entre hausse des températures et nombre de noyades.
Au cours de l’été 2025, plus chaud que l’été 2024, les noyades ont connu une forte hausse. D’après la surveillance épidémiologique des noyades publiée par Santé publique France le 5 mai 2026 sur la période allant du 1er juin au 30 septembre 2025, 1418 noyades ont été recensées dans l’Hexagone et dans les DROM. Elles ont engendré 409 décès.
Le phénomène est tel que Santé publique France a communiqué sur cette question en rappelant des gestes de bon sens. Elle recommande de "surveiller de manière active et permanente les jeunes enfants" même quand ils jouent seulement au bord de l’eau et prône également l’apprentissage "le plus tôt possible" de la nage.
Santé publique France invite enfin à respecter les consignes de sécurité et les interdictions de baignade.





















