Mort d’El Hacen Diarra: la famille craint que des preuves ne disparaissent
La famille a déposé une plainte pour “destruction de preuves” et demande un dépaysement de l’enquête. Le jeune Mauritanien est décédé au commissariat du XXe arrondissement de Paris le 15 janvier après avoir été interpellé.
La mort du jeune homme en garde à vue a mobilisé ses proches. Deux manifestations ont eu lieu à l’endroit même où le jeune homme a été arrêté. Il a été interpellé alors qu’il fumait de la marijuana, ce qui est interdit en France.
L’arrestation a été violente comme le montre une vidéo tournée par des piétons qui assistaient à la scène. L’homme criait qu’il était étranglé. Les policiers l’ont tasé au contact, c’est-à-dire en le touchant. L’un d’eux, lui a même administré deux coups de poings alors qu’El Hacen Diarra était à terre.
La famille de la victime dénonce des violences policières et a rapidement porté plainte en ce sens.
La famille craint une enquête biaisée
Aujourd’hui, les proches de la victime veulent aller plus loin car les policiers impliqués n’ont pas été relevés de leur fonction après la mort du Mauritanien. Il a fallu la mobilisation de la famille pour que l’IGPN, la police des polices, soit saisie.
Les proches d’El Hacen Diarra craignent que les autorités essaient de détruire des preuves ou de falsifier des rapports. La famille soupçonne notamment que des images de son interpellation violente aient été détruites ou dissimulées et réclame le dépaysement de l’enquête sur son décès.
L’avocat Me Yassine Bouzrou a donc déposé une nouvelle plainte, dénonçant l’absence d’images provenant des caméras-piéton des policiers intervenus. Les caméras-piétons de deux policiers ne fonctionnaient pas au moment de l’interpellation selon la police. Elles étaient déchargées, ont expliqué les fonctionnaires, alors qu'elles doivent être déclenchées à chaque arrestation.
La famille dénonce l’opacité de l'instruction en cours. Une autopsie a été réalisée. Cependant, selon les juges, elle ne donne pas une indication claire des causes de la mort. Des examens complémentaires ont été demandés.