FRANCE
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France: procès pour trafic d'armes et projet d'actions ultradroites visant sept personnes
Des juges antiterroristes ont renvoyé devant la justice six hommes et un mineur pour un dossier mêlant trafic d'armes et radicalisation d'ultradroite.
France: procès pour trafic d'armes et projet d'actions ultradroites visant sept personnes
Audience solennelle de rentrée du Tribunal judiciaire / AFP
il y a 5 heures

Un procès a été ordonné en France à l'encontre de sept hommes, dont deux militaires et un ancien policier, soupçonnés d'être impliqués dans un trafic d'armes et, pour six d'entre eux, d'avoir projeté des actions violentes inspirées d'une idéologie d'ultradroite, a indiqué ce jeudi une source judiciaire à l'AFP.

Des juges d'instruction antiterroristes ont renvoyé le 17 mars six hommes devant un tribunal correctionnel et un septième, mineur au moment des faits, devant un tribunal pour enfants. Ils seront jugés du 23 juin au 3 juillet, selon une source proche du dossier.

Un militaire est accusé de s'être notamment fourni en armes auprès d'un policier à la retraite, qu'il vendait ensuite par colis à des clients de la mouvance d'ultradroite, d'après des éléments de l'enquête dont l'AFP a eu connaissance. Un autre militaire est soupçonné d'avoir fourni des grenades.

Des mosquées ont pu être évoquées comme cibles potentielles par certains mis en cause sur Telegram.

"La menace dite d'ultradroite radicale violente fait aujourd'hui l'objet d'une attention toute particulière", avait souligné auprès de l'AFP, en février, le Parquet national antiterroriste (Pnat), qui avait requis ces renvois.

L'enquête avait démarré après une intervention en juin 2023 des gendarmes au domicile d'un jeune homme près de Chambéry (sud-est), Hisham L., né en 2003, après une altercation avec son frère.

Elle a, par la suite, révélé un trafic d'armes impliquant des personnes acquises à l'idéologie d'ultradroite, selon l'accusation.

D'après les réquisitions dont l'AFP avait eu connaissance, Hisham L. aurait acheté des armes auprès d'un jeune militaire, Emilien K., né en 2002, qui les envoyait par colis.

Le militaire, chez qui les policiers ont trouvé un drapeau représentant un soleil noir, symbole mystique nazi, des dizaines de munitions et d'armes, se serait lui-même fourni chez Jean-Paul C., un retraité de la police nationale passé par des services d'enquête et de renseignements.

A la différence des autres suspects, l'enquête n'a "pas permis de démontrer que les ventes et acquisitions d'armes auxquelles Jean-Paul C. se livrait étaient commises en relation avec une entreprise terroriste" d'après le Pnat.

En revanche, les six autres seront jugés pour association de malfaiteurs terroriste. Dont un adolescent. La mère de ce mineur a assuré à l'AFP que son fils ne partageait pas de convictions néonazies et a dénoncé un "acharnement judiciaire" sur son fils.

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SOURCE:TRT français et agences